41- Certaines églises plus progressistes que d’autres – L’Église Catholique Chrétienne Suisse bénira les couples homosexuels

BERNE – LʼÉglise catholique-chrétienne bénira désormais les couples homosexuels unis par un partenariat. Elle a défini deux formes de célébration clairement distinctes du mariage afin de ne pas remettre en question ce sacrement.
Le synode de lʼÉglise catholique-chrétienne a accepté cette nouvelle orientation à une large majorité à Aarau par 76 oui, 2 non et 5 abstentions. Cette église, qui compte 13 000 fidèles, devient la première en Suisse à reconnaître officiellement le partenariat des homosexuels.
Les deux rituels développés par la commission “Homosexualité et Église” seront testés durant les prochaines années. Le premier est un rituel indépendant qui pourra se dérouler dans une église ou un lieu privé. Le second est une bénédiction qui pourra être donnée dans le cadre du service religieux habituel.
Dans les deux cas, le prêtre procédera à une longue prière de bénédiction. “Selon la situation pastorale du couple et de la paroisse, une célébration sera mieux adaptée que lʼautre”, écrit la commission dans son rapport.
LʼÉglise catholique-chrétienne se penche sur la question de lʼhomosexualité depuis 2004. Elle souhaite donner une réponse aux couples homosexuels qui souhaitent que leur union évolue avec lʼaide de Dieu.
Selon cette Église, les couples du même sexe ont les mêmes besoins spirituels que ceux de sexe différent. De plus, “on ne choisit pas de devenir homosexuel”, mais on lʼest “depuis la petite enfance, ou même avant la naissance”, relève le rapport.
“Il sʼagit là de connaissances scientifiques dont ne pouvaient pas disposer les auteurs des textes bibliques et les témoins de la tradition chrétienne”, poursuit le rapport. Comme dans cette tradition le couple hétérosexuel a pour fonction de perpétuer la vie, lʼÉglise catholique-chrétienne veut toutefois bien distinguer entre la bénédiction du mariage et des partenariats homosexuels.
Dans le cadre de la nomination des prêtres, cette Église continuera à ne pas interroger les candidats sur leur orientation sexuelle. “Cela nʼest pas un critère décisif”, indique le rapport. Il convient toutefois dʼêtre prudent dans lʼattribution à une paroisse dʼun prêtre qui vit dans une union homosexuelle, recommande la commission. (ATS