43- George Michael

Cette biographie exclusive au Québec est offerte gracieusement aux lecteurs du Point par RTL Europe, www.rtl.fr
Star incontournable depuis ses débuts avec Wham ! en 1982, George Michael a vendu plus de 80 millions dʼalbums dans le monde et il reste lʼartiste britannique le plus programmé sur les radios ces vingt dernières années. Georges Michael entame une tournée européenne très attendue, la première depuis quinze ans. Cette tournée, baptisée “25 Live”, passera par la France pour six concerts, dont deux à Paris-Bercy qui affichent déjà complets. Elle coïncide avec la sortie prochaine du double CD “25”, une compilation qui propose également quatre titres inédits. A cette occasion, Saga retrace le parcours musical exceptionnel de George Michael qui sʼapprête à célébrer ses 25 ans de carrière.
Depuis le début de sa carrière avec Wham !, George Michael a réussi un parcours musical exceptionnel, nʼen déplaise à tous ceux qui lʼavaient un peu trop vite catalogué comme un simple produit de marketing.
Véritable phénomène de société à une époque, George Michael a choisi depuis quelques années de sʼéloigner de la médiatisation pour se concentrer sur son travail de création. Malgré quelques accrocs habilement montés en épingle par une certaine presse, il est une personnalité très éloignée de lʼimage quʼil a pu donner de lui-même à certains moments de sa carrière.
Aujourdʼhui même, George Michael entame à Barcelone une tournée baptisée “25 Live”, et qui fait référence au titre de la compilation quʼil publiera dans quelques semaines : “25”. Elle marquera ses vingt-cinq ans de carrière et proposera quatre inédits dont ce premier titre qui est déjà un succès : “An easier affair”.
George Michael est né à Finchley, une banlieue nord de Londres, le 25 juin 1963, dans une famille grecque dʼorigine chypriote. Son vrai nom est Georgios Kyriacos Panayiotou. A sept ans, George a déjà tracé son destin : il sera une pop-star. Il a douze ans lorsquʼil rencontre Andrew Ridgeley. Tous deux fréquentent la même école et très vite, ils deviennent amis. A la fin de leur scolarité, ils rejoignent un groupe de ska : The Executive. La musique du groupe nʼest pas extraordinaire, mais lʼexpérience a ceci de positif quʼelle permet à George et Andrew dʼécrire leurs premières chansons.
Bientôt, les deux amis se retrouvent sans travail. Ils passent neuf mois au chômage, dans des conditions difficiles qui leur inspirent une chanson quʼils intitulent “Wham ! rap”. Ils en font une maquette et pour faire bonne mesure, ils y ajoutent un autre titre, une première version de “Careless whisper”.
Les deux morceaux parviennent à convaincre Mark Dean, le fondateur du label Inner Vision. Il signe le duo qui prend alors le nom de Wham !, comme son rap. Wham ! publie son premier single au cours de lʼété 1982. Cʼest bien sûr “Wham ! rap (enjoy what you do)”, mais cʼest un échec. Ils auront plus de chance avec le deuxième, “Young guns (go for it)”, qui se classe N°3 dans les hits-parades anglais en octobre 1982.
Les premiers succès de Wham ! sont rassemblés sur lʼalbum “FANTASTIC” qui paraît en juin 1983 et se classe N°1 en Angleterre. George Michael nʼy cache pas ses influences Tamla Motown. Quant à Andrew Ridgeley, il y montre une grande admiration pour Elvis Presley et les Everly Brothers.
Jusque-là, la réussite de Wham ! est essentiellement britannique, mais George et Andrew pensent de plus en plus aux Etats-Unis. Le début de lʼannée 84 est consacré à lʼécriture dʼun nouvel album destiné à leur ouvrir le marché américain. Un premier extrait, “Wake me up before you go go”, sort en mai. Son succès dépasse leurs espérances les plus folles : dʼabord en Grande-Bretagne où il est N°1 dès sa sortie, puis aux Etats-Unis, où il répète cette performance.
Outre Atlantique, Wham ! est rebaptisé Wham ! U.K. pour ne pas être confondu avec un groupe américain qui porte déjà ce nom.
“Wake me up before you go go” est un succès mondial. Lʼimage de Wham !, celle de deux jeunes gens qui sʼamusent, résolument optimistes et innocents, colle parfaitement au marché visé. Cʼest une des raisons principales de cette réussite quasi instantanée. Mais George Michael pense quʼil y a toujours eu un malentendu sur la vraie nature de Wham !.
“Si nous avons réussi aussi rapidement, cʼest que nous avions parfaitement conscience de faire quelque chose de différent ; et qui nʼa pas vraiment été apprécié à sa juste valeur. Il y avait beaucoup dʼironie dans les textes de nos trois premiers singles. Mais on nous a pris pour des commentateurs sociaux ou des porte-parole de notre génération.”

“Wake me up before you go go” a été écrit, arrangé et produit par George Michael qui apparaît définitivement comme la force créatrice du duo. Le rôle de catalyseur dʼAndrew Ridgeley est moins apparent et sa marginalisation devient évidente lorsque George Michael publie un premier titre en solo, “Careless whisper”. Ce titre, qui figurait sur la première maquette du groupe, est N°1 en Angleterre et aux Etats-Unis. Pour mettre fin aux rumeurs de séparation qui se font alors insistantes, “Careless whisper” est inclus dans le deuxième album de Wham !, “MAKE IT BIG”.
Grâce à “Make it big”, Wham ! continue dʼaligner les succès comme le faisaient les meilleurs groupes dans les années 60. Après “Wake me up before you go go” et “Careless whisper”, le relais est assuré par “Everything she wants” et “Freedom”. Si lʼon fait un premier bilan, on sʼaperçoit que lʼalbum ainsi que les quatre singles qui en ont été extraits ont atteint le sommet des hit-parades en Angleterre ou aux Etats-Unis, voire dans les deux pays en même temps.
En avril 1985, ils sont le premier groupe pop occidental à se produire en Chine, à Pékin, où ils donnent un concert mémorable devant quinze mille personnes. On peut retrouver cet événement dans la vidéo “WHAM ! IN CHINA : FOREIGN SKIES”, parue lʼannée suivante. Lʼannée 1985 dans son ensemble voit le statut international de Wham ! se renforcer notablement. En un an seulement, tous formats confondus, le duo a vendu dix-sept millions de disques. Pour échapper au fisc britannique, Andrew Ridgeley sʼinstalle à Monte-Carlo, où il peut donner libre cours à son penchant pour la fête et à sa passion pour les voitures de course. Quant à George Michael, la surexposition médiatique de Wham ! commence à lʼirriter. Il veut évoluer, devenir adulte. Constatant que lʼimage quʼil donne est trop éloignée de ce quʼil est vraiment, il décide de mettre fin au duo. Il ne veut pas, selon ses propres termes, “que Wham ! devienne un mensonge”. A lʼautomne 1985, il annonce à son management la séparation de Wham !.
Pour le public, la fin de Wham ! nʼarrive pas brutalement. Elle est même savamment orchestrée jusquʼà lʼapothéose dʼun ultime concert prévu au cours de lʼété 1986. Le 26 juin, devant soixante-douze mille personnes rassemblées à Wembley, Wham ! donne son concert dʼadieu. Quand on sait quʼils ont vendu 35 millions dʼalbums en quatre ans, cela peut passer pour un véritable sabordage, mais cette décision appartient à George Michael. Quelques jours plus tard, le double album “THE FINAL”, rebaptisé “MUSIC FROM THE EDGE OF HEAVEN” aux Etats-Unis, met un terme aux quatre années dʼexistence de Wham !.
Pour aborder véritablement sa carrière solo, George Michael doit rompre avec son image de chanteur pop, à la limite de la variété. Il négocie ce virage de manière particulièrement habile en enregistrant un duo avec une chanteuse “au-dessus de tout soupçon” : Aretha Franklin. En avril 1987, “I knew you were waiting (for me)” est N°1 des deux côtés de lʼAtlantique. Cʼest le premier duo dʼAretha Franklin avec un chanteur blanc.George Michael a pris un risque certain en se mesurant à lʼune des plus grandes voix de son époque. Mais il sʼen sort plus quʼhonorablement et gagne ainsi la crédibilité quʼil recherchait depuis “Careless whisper”.
En juillet 1987, George Michael publie son premier véritable single en solo, “I want your sex”. Cette chanson, qui sera reprise dans la bande originale du film “Le flic de Beverly Hills II”, est interdite à la BBC et sur de nombreuses radios américaines. De son côté, MTV doit remanier le clip à trois reprises avant de pouvoir le diffuser. Côté ventes, cela entraîne une relative contre-performance avec une deuxième place aux Etats-Unis et une troisième en Angleterre. Mais on nʼa jamais autant parlé de George Michael. Lʼalbum “FAITH” paraît en novembre 1987 et se présente comme une véritable machine à tubes. George Michael a écrit, arrangé et produit une musique pop parfaitement en symbiose avec son temps. Cʼest un produit de consommation immédiate, accessible au premier degré.

Au cours de lʼannée 1988, quatre titres de George Michael sont N°1 aux Etats-Unis : “Father figure”, “One more try”, “Monkey” et bien sûr “Faith”, le titre générique de lʼalbum. En mai 1988, “Faith” est également classé N°1 dans les charts “Black Albums”, un exploit suffisamment rare pour justifier la fierté de son auteur.
“Pour moi, être N°1 des hit-parades noirs est la preuve que je ne suis pas un imitateur, ce dont on mʼaccuse depuis longtemps. Pour atteindre cette position, il faut que beaucoup de Noirs, petits et grands, te considèrent sincèrement comme un chanteur soul. Ce qui ne signifie pas que je sonne comme un chanteur noir ou que je sois un artiste soul ; et dʼailleurs ce nʼest pas ça qui aurait fait vendre le disque. Sʼil a marché, cʼest parce les chansons ont été enregistrées dans un contexte noir par un chanteur qui sʼest donné à fond.” A ce plébiscite des publics noirs et blancs vient sʼajouter celui des professionnels, puisque “Faith” reçoit le Grammy Award du “meilleur album de lʼannée 88”.
La réussite exceptionnelle de “Faith”, son premier album solo, ne monte pas à la tête de George Michael. Il reste lucide et déterminé. Dans une interview au New Musical Express, il confie : “Je ne suis pas du bois dont on fait les stars. Je ne suis ni Madonna, ni Prince”. Il nous explique le sens de cette déclaration.
“Depuis mon enfance, jʼai désiré être une star. Jʼai désiré que les gens mʼaiment et quʼils me reconnaissent dans la rue. Mais je nʼai jamais voulu être quelquʼun dʼautre que moi-même. Or, je pense que ceux qui sont aujourdʼhui les stars les plus éclatantes, les plus riches en couleur, les plus fascinantes, sont fondamentalement des gens qui veulent être quelquʼun dʼautre. Je pense ça de Madonna, de Prince, de Michael Jackson. Je ne me suis jamais imaginé vivre dans ce mensonge. Ce que jʼai voulu dire à lʼépoque, cʼest que je ne me voyais pas vivre en star vingt-quatre heures sur vingt-quatre.”
Lʼénorme succès de “Faith” est certes le résultat dʼune stratégie marketing particulièrement efficace, mais cela ne doit pas occulter le talent et la sincérité de lʼartiste. George Michael est un enfant des années 80 et à ce titre, il utilise avec beaucoup dʼhabileté les moyens médiatiques mis à sa disposition.
Il se remet alors au travail, mais sa tâche est difficile. “Faith” sʼest vendu à quatorze millions dʼexemplaires et il nʼest pas évident de renouveler un tel succès. Cʼest pourtant ce quʼil tente de faire avec lʼalbum “LISTEN WITHOUT PREJUDICE, VOLUME 1” qui paraît en septembre 1990.
“Listen without prejudice” nʼest pas à proprement parler un échec, mais plutôt une contre-performance. La lecture des hit-parades est sans appel. Aux Etats-Unis, terre de prédilection de George Michael, seul “Praying for time” est N°1. Quant à lʼalbum, il se classe N°2 et se vend péniblement à deux millions dʼexemplaires. En Angleterre, ce nʼest pas mieux, mais il obtient malgré tout le titre de “meilleur album de lʼannée” à la cérémonie des Brit Awards.
Le 15 janvier 1991 à Birmingham, George Michael entame la tournée “Cover to cover”. Il ne chante que très peu de ses propres compositions, six ou sept par soirée. Le reste est constitué de reprises. Il interprète notamment “Papa was a rolling stone” des Temptations, “Fame” de David Bowie, “Desperado” des Eagles, “Victims” de Culture Club, “Superstition” et “Living for the city” de Stevie Wonder, ainsi que “Donʼt let the sun go down on me” dʼElton John.
Un soir quʼil chante ce titre, Elton le rejoint sur scène pour une version dʼanthologie qui paraît en single fin 1991. Cʼest un immense succès, un N°1 mondial. La totalité des bénéfices réalisés par le disque est reversée à des associations caritatives.

Une carrière riche et prolifique
Par: RTL Photos: BBC
En juin 1992, George Michael donne trois inédits pour la compilation “RED HOT & DANCE” dont le but est de récolter des fonds pour lʼassociation “Aids Awareness” et la recherche contre le sida.
Peu de temps auparavant, le lundi 20 avril 1992, il était sur scène à Wembley pour un hommage à Freddie Mercury qui réunissait quatre-vingt-sept artistes autour des trois Queen survivants. George Michael avait interprété “These are the days of our lives” en duo avec Lisa Stansfield, et “Somebody to love”. On retrouve ces deux titres sur le mini-album “FIVE LIVE” qui est N°1 en Angleterre en avril 1993.
Lors de la parution de “Listen without prejudice, Volume 1”, en septembre 1990, le Volume 2 avait été annoncé pour lʼannée suivante. En fait, il ne verra jamais le jour, car George Michael est en conflit avec sa maison de disques, Sony.
Il considère que son dernier album sʼest mal vendu faute dʼune promotion adéquate, et que dʼautre part, il nʼa pas été soutenu efficacement dans sa campagne pour financer la recherche contre le sida. Plus globalement, George Michael affirme quʼil est bridé artistiquement et lié par un contrat tout à son désavantage.
Lʼaffaire se termine au tribunal et, en juin 1994 à Londres, après soixante-quinze jours de procès, la justice donne raison à Sony. Elle estime que “les termes du contrat semblent raisonnables et justes, quʼils ne présentent pas de restrictions particulières contre le chanteur, et ne sont pas dirigés contre lui”.
En juillet 1995, un an après le jugement rendu dans le différend qui lʼopposait à Sony, on apprend que George Michael a signé avec Dreamworks pour les Etats-Unis et Virgin pour le reste du monde. Enfin libéré, le chanteur peut se remettre au travail. Un nouveau single, “Jesus to a child”, paraît en décembre 1995. Cette ballade émouvante lui a été inspirée par la mort brutale dʼAnselmo Feleppa, un ami brésilien disparu à lʼâge de 33 ans. Cʼest un succès mondial instantané.
“Jesus to a child” est suivi par un nouvel album, le premier depuis 1990. Il sʼappelle “OLDER”, ce qui signifie “plus âgé, plus vieux” et par extension “plus mûr”. Ecrit, arrangé et produit par George lui-même, “Older” atteint le sommet des hits-parades britanniques. Aux Etats-Unis, il doit se contenter dʼune honorable sixième place.
Au printemps 1998, George Michael fait un retour tout aussi retentissant quʼinvolontaire. Dans les toilettes dʼun parc public de Beverly Hills, il est arrêté pour attentat à la pudeur par un policier en civil à qui il aurait fait des avances. Lʼendroit est réputé pour être fréquenté par la communauté homosexuelle de Los Angeles. Quelques jours plus tard, le chanteur déclare sur CNN : “Cela ne me pose aucun problème que les gens sachent que jʼai en ce moment une relation avec un homme”. Avant dʼajouter, exaspéré : “De toute façon, qui cela intéresse de savoir si je suis gay ou hétéro ? Quʼest-ce quʼils sʼimaginent, quʼils ont une chance de se taper George Michael ?”
Cette parenthèse sur sa vie privée refermée, il propose alors la double compilation, “LADIES & GENTLEMEN : THE BEST OF GEORGE MICHAEL”, un panorama complet de sa carrière solo. Le premier CD, “For the heart”, présente le côté romantique de George Michael et contient surtout des ballades. Le second, “For the feet”, met lʼaccent sur lʼaspect funky et dansant de sa musique.
Outre les plus grands succès de George Michael, “Ladies & gentlemen” propose trois inédits. Dʼabord “Outside”, dont la vidéo tourne en dérision la mésaventure du chanteur au printemps précédent. Puis la ballade “A moment with you”, une allusion ironique à sa rencontre avec lʼagent Marcello Rodriguez, le policier qui lʼavait arrêté. Et enfin la reprise du classique de Stevie Wonder, “As”, quʼil interprète en duo avec la chanteuse Mary J. Blige. Pour dʼobscures raisons contractuelles, ce dernier titre ne figure pas sur lʼédition américaine de lʼalbum.
À 35 ans, George Michael a déjà vendu 60 millions de disques. Modeste mais conscient de son statut, il nous confie quelques pensées sur sa condition de vedette et sur ses ambitions dʼartiste. “En tant que pop-star, je ne crois pas que je sois important. Je pense que peu de pop-stars sont importantes aujourdʼhui, du moins dans le sens où elles le furent dans le passé.

Et je ne crois pas que je laisserai un grand souvenir de mes prestations scéniques. Par contre, je suis sûr dʼêtre bien meilleur chanteur que je nʼaurais pu lʼimaginer un jour. En fin de compte, je veux laisser une trace comme auteur. Cʼest bien dʼavoir une passion, quelque chose qui te guide tout au long de ta vie. Dʼun point de vue artistique, bien des gens aimeraient laisser quelque chose qui ferait quʼon se souvienne dʼeux. Pour moi, ce sont des chansons. Je peux laisser des chansons qui auront un sens pour les générations futures.”
En 1999, George Michael propose un album de reprises, “SONGS FROM THE LAST CENTURY”, une façon très personnelle de saluer le siècle finissant. Il a choisi de rendre un hommage très jazzy, presque classique, à des compositions et à des artistes quʼil aime particulièrement et qui ont marqué leur époque : par exemple, Billie Holiday, Ella Fitzgerald, Nina Simone, Frank Sinatra, mais aussi Roberta Flack, U2 et Police.
En octobre 2000, pour la somme de un million quatre cent cinquante mille livres sterling, George Michael achète aux enchères le piano sur lequel John Lennon avait composé “Imagine”. Il en fait don au musée de Liverpool consacré aux Beatles.
En mars 2004, il publie “PATIENCE”, son premier album de matériel original en huit ans. On y retrouve deux singles parus dans lʼintervalle, “Shoot the dog” et “Freek !”, mais ce dernier est proposé dans une nouvelle version. En revanche, “The grave”, la reprise de lʼhymne pacifiste de Don McLean quʼil avait enregistrée en mars 2003, au moment du second conflit en Irak, nʼa pas été retenue. “Patience” paraît sur le label de George Michael, Aegean, distribué par Sony.
En septembre 2005, George Michael chante en duo avec Ray Charles sur “Blame it on the sun”, un extrait de lʼalbum “GENIUS AND FRIENDS”. Sur le même principe, on le retrouve avec Tony Bennett sur “How do you keep the music playing”.