43- Sʼavouer homo après une vie hétéro

Un soir dʼoctobre 1999, alors que Stéphanie (1), 30 ans, rentre chez elle, son copain lʼattend, lʼordinateur allumé. Sur lʼécran, un courriel dʼElodie, avec laquelle elle le trompe depuis cinq mois. «Je ne pouvais pas esquiver… Le courriel était assez explicite.» Laurent ne parvient pas à y croire. «Il pensait que pour moi cʼétait juste un fantasme… On nʼavait jamais parlé sérieusement de mon attirance pour les filles.» Ce nʼest pas la première fois quʼun coming out lui tombe dessus. Pendant son adolescence, son propre père lui avait révélé son homosexualité. «Laurent a eu lʼimpression que ça le poursuivait.»
Cʼest de moins en moins rare : des gays et des lesbiennes, établis en couples hétéros, décident un jour de sortir du placard, étouffés par le poids du secret et encouragés par lʼévolution des mentalités. Une démarche qui provoque le plus souvent lʼincompréhension la plus totale. «Laurent mʼa demandé si cʼétait à cause de lui que jʼétais devenue lesbienne, se rappelle Stéphanie, mais ça nʼavait rien à voir.»
Dissimulations. Parler de son homosexualité à son conjoint est dʼautant plus douloureux que cela lève le voile sur des années de dissimulations et de non-dits. François-Xavier, infirmier toulousain de 45 ans, élevé dans une famille catholique, nʼa révélé la vérité à sa femme, dʼorigine réunionnaise, quʼaprès dix-neuf ans de vie commune et huit enfants élevés ensemble. «Notre mariage reposait sur le mensonge. Moi, ça me permettait de me cacher et elle, elle pouvait venir sʼinstaller en métropole.» Les préférences de François-Xavier ne seront pas abordées, ni avant ni pendant le mariage. La vie sexuelle du couple nʼest pas épanouissante : «Pendant des années, jʼai dû me forcer à lui faire lʼamour. Tous les jours, je ressentais le poids du secret.» Un jour, ils se disputent. Elle lʼaccuse dʼavoir une maîtresse. Il lui répond quʼil a rencontré un homme. Le lendemain, elle demande le divorce. François-Xavier nʼest pas amer. «Je ne regrette pas mon mariage, car il mʼa permis dʼavoir des enfants. Mais si jʼavais 20 ans aujourdʼhui, je ferais un choix dʼhomoparentalité.» Tous les coming out ne sont pas aussi éprouvants. Celui de Pascal, Lillois de 49 ans, a des allures de libération : après un mariage de façade suivi dʼun divorce, il décide de parler de son nouveau compagnon à son ex-femme : «Elle mʼa longtemps écouté, mʼa félicité de lui avoir dit.
Elle mʼa aidé à en parler à ma fille. Et elle mʼa même annoncé quʼelle avait eu, elle aussi, une expérience lesbienne avant notre mariage.» Aujourdʼhui, il rattrape le temps perdu avec un autre homme, qui a deux enfants de son côté.
Être passée à côté dʼune partie de sa vie, cʼest le sentiment de Jeanne, 49 ans, enseignante à Strasbourg. «Avec mon mari, jʼai gâché une bonne partie de mes années. Mais jʼai ma fille et, pour moi, ça nʼa pas de prix.» Cʼest la pression sociale qui lʼa contrainte à épouser, à 24 ans, «le premier qui passait». Et à mettre fin à son histoire dʼamour avec Simone, une de ses élèves. «Elle était mineure. A lʼépoque, cʼétait illégal, je me serais retrouvée derrière les barreaux, et çʼaurait été la fin de ma carrière. Alors je lʼai quittée, et je me suis mariée. Mais on nʼa jamais perdu le contact.» Son mari, lui, est violent, alcoolique et, de surcroît, homophobe. En 2001, elle divorce. Deux ans plus tard, elle célèbre son Pacs avec Simone, petite annonce dans Libé à la clé. «Ma famille lʼa très bien accepté, tout le monde mʼa dit que je serai plus heureuse. Jʼaurais dû avoir le courage de ne pas me marier. Si cʼétait à refaire, je chercherais un autre moyen dʼavoir des enfants. Cʼest tellement plus simple, pour les femmes, aujourdʼhui.»

Nathalie, employée hospitalière de 33 ans, porte elle aussi un regard mitigé sur sa vie, même si elle est fière de ses deux filles, élevées avec son ex-mari : «En mʼimposant une sexualité dʼhétéro, je nʼai pas respecté mon corps, et je nʼai pas été heureuse. Quand je pense quʼil a fallu que jʼattende dʼavoir 30 ans pour connaître le plaisir ! Mais je ne pouvais pas me douter que jʼétais lesbienne. Au lycée, les cours dʼéducation sexuelle ne parlaient que de contraception.» Nathalie a conscience de la douleur quʼa provoqué son coming out . «Mon mari nʼa pas compris que cʼétait vraiment important pour moi.» Pour sa fille aînée aussi, la situation est délicate. Dans son école catholique, la séparation de ses parents a attisé la curiosité. Un jour, elle a expliqué à son institutrice que sa mère vivait avec une autre femme. «Sa maîtresse sʼest durcie du jour au lendemain. A la rentrée suivante, jʼai dû inscrire ma fille dans une autre école.»
Réflexions. La réaction des enfants, cʼest ce qui angoisse Éric, ouvrier. Lui et sa femme avaient décidé de garder le secret sur ses préférences sexuelles. «Personne nʼaurait compris quʼelle se soit mariée avec un “pédé”.» Lorsquʼelle décède, il décide de refaire sa vie avec un autre homme. Sans trouver la force dʼen parler à ses deux fils, âgés de 13 et 17 ans. «Cʼest très difficile. Sur les sujets de société, ils nʼont pas vraiment dʼopinion à eux et prennent pour argent comptant ce quʼils entendent.»
Devant la télé, lʼaîné des enfants dʼÉric se laisse parfois aller à des réflexions homophobes. «Je me sens obligé de réagir, de lui dire que lʼamour nʼest pas réservé aux hétéros.» En attendant de leur dire la vérité, il a lʼintention de leur faire visionner le Secret de Brokeback Mountain. «Parce que dans ce film, les homosexuels sont virils, loin des clichés.»
(1) Certains prénoms ont été modifiés.
Robot pour traiter le cancer de la prostate à lʼHôpital du Sacré-Coeur
Par: Presse Canadienne
LʼHôpital du Sacré-Coeur de Montréal peut maintenant compter sur la dernière avancée dans le traitement chirurgical du cancer de la prostate.
Il sʼagit de lʼutilisation dʼun robot chirurgical qui a permis de donner de meilleurs résultats et dʼaméliorer la qualité de vie des patients.
Le recours à un robot pour ce type dʼintervention est une première au Québec, alors que cette technologie est déjà répandue aux Etats-Unis.
Lʼurologue et chirurgien Assaad El-Hakim a ainsi utilisé le robot de type da Vinci pour réaliser des prostatectomies robotiques. A lʼaide de cette technologie, il a pratiqué trois interventions chirurgicales réussies depuis mai dernier.
Le robot da Vinci réunit deux composantes principales: le robot proprement dit ou chariot chirurgical, composé de trois ou quatre bras, et la console informatique du chirurgien. Pour le docteur Ronald Denis, chef du Département de chirurgie à lʼHôpital du Sacré-Coeur, la chirurgie robotique ne peut remplacer le chirurgien, mais elle améliore sa capacité de travailler autour de régions délicates, ainsi que les résultats thérapeutiques obtenus chez les patients. Le robot da Vinci offre tous les avantages de la chirurgie peu invasive: une meilleure préservation des nerfs, une absence presque totale de saignements ainsi quʼune diminution de la douleur, de la durée de la convalescence et des cicatrices.
La musique de Justin Timberlake pousse au questionnement
(bum) – Des hommes se sentent homosexuels lorsquʼils écoutent le tube SexyBack de Justin Timberlake. Dʼaprès le magazine Blender, Timbaland, le producteur de Justin Timberlake, a confié que SexyBack peut amener les hommes à se questionner sur leur sexualité.
Timbaland a répété : « Certaines personnes écoutent ʻSexy Backʼ et pensent, est-ce que je suis gai? Si vous êtes comme ça, vous êtes juste comme ça. Mais si vous êtes un homme hétérosexuel, embrassez ça. Prenez un verre de vin, mettez la musique et invitez votre copine à être sexy. »
Néanmoins, le chanteur nʼest pas capable de faire lʼamour sʼil y a de la musique. Lʼamoureux de lʼactrice Cameron Diaz devient alors trop distrait par les mélodies.
Timberlake, 25 ans, a conclu : « Jʼai de la difficulté à avoir du sexe avec de la musique parce que je commence à faire tous les accords. »