5 heures par mois à la lecture des magazines

Les Québécois lisent en moyenne 2,6 magazines québécois par
mois en français, ils consacrent presque cinq heures par mois à la lec-
ture de magazines, et ils y apprécient grandement les pages de publici-
té. Cʼest ce qui ressort dʼun sondage Léger Marketing commandé par
lʼassociation québécoise des éditeurs de magazines, et qui a été divul-
gué mercredi dernier lors de la Journée Magazines organisée par cette
association, où elle remettait dʼailleurs ses prix annuels aux meilleu-
res articles, photographies et illustrations publiés chez ses membres.
Le sondage a été réalisé auprès de plus de 2000 répondants et il indique que
les québécois accordent beaucoup dʼimportance aux choix des magazines
en français (62 % estiment que cʼest «important» ou «très important»).
Se divertir et sʼinformer
Léger Marketing a testé auprès des répondants leurs perceptions dʼune
trentaine de titres connus, et de façon générale les Québécois lisent les
magazines à la fois pour se divertir et sʼinformer. Ainsi, si on lit dʼabord
les magazines économiques comme Affaires Plus, Magazine PME et
Commerce pour sʼinformer, on lit surtout 7 jours et Le Lundi pour se
divertir. La plupart des magazines féminins sont lus à la fois pour se
divertir et sʼinformer. En ce qui concerne Lʼactualité, 63 % disent le lire
pour sʼinformer, et 35 % à la fois pour se divertir et sʼinformer.
Le magazine est clairement le premier média lorsquʼon veut se tenir au
courant des nouvelles tendances (mode, gastronomie, restos, sorties). Il
est également considéré comme la meilleure source dʼinformation pour
en savoir plus sur les personnalités publiques. Quant à savoir quelle est la
principale source dʼinformation sur la société et la culture, les répondants
placent toutefois le magazine en troisième place, derrière la télévision
spécialisée et les journaux.
La publicité
Le statut de la publicité dans les magazines semble à part. Le sondage
indique en effet que 80 % des gens sont portés à zapper la publicité à
la télévision, mais deux Québécois sur trois pensent que la publicité
est moins dérangeante dans les magazines que dans les autres médias.
En fait, 79 % des Québécois regardent au moins à lʼoccasion la publi- cité dans les magazines, et plus du tiers des lecteurs aiment la regarder. Par ailleurs, le sondage indique également que 50 % des lecteurs
lisent des magazines étrangers pour y trouver une plus grande variété.
Léger Marketing recommande dʼailleurs que le milieu québécois des
magazines étudie le comportement spécifique des lecteurs des magazi-
nes étrangers, qui y recherchent des contenus variés, inédits, originaux
et distinctifs.
Léger Marketing a également découvert que près dʼun lecteur sur
quatre serait incité à lire plus de magazines sʼil recevait une offre
intéressante à lʼabonnement. On estime donc que les éditeurs gagne-
raient à intensifier leurs efforts de ce côté.
Coïncidence, Le Monde publiait ces deniers jours les résultats dʼune
étude sur la consommation de magazines en France, étude réalisée
par Interdéco, la régie publicitaire du groupe Hachette Filipacchi.
Selon cette étude, si les magazines ont souffert du marché publici-
taire «déprimé», ils demeurent en croissance et sont fort bien portants,
avec 2,1 milliards dʼexemplaires vendus chaque année, soit près de
100 magazines achetés par foyer et par année. Détail intéressant, le
chiffre dʼaffaires des magazines en France provient pour 70 % des
ventes et pour 30 % de la publicité, ce qui est lʼinverse des États-Uni