Brèves internationales

LʼÎle-du-Prince-Édouard légali-
sera le mariage gai
LʼÎle-du-Prince-Édouard emboîtera le pas au gouvernement fédéral et lé-
galisera le mariage de conjoints de même sexe, a fait savoir la procureure
générale de la province, Mildred Dover, mercredi.
La province nʼa pas le choix de sʼajuster à une récente législation fédérale
qui accorde au mariage de conjoints de même sexe un statut juridique
équivalent aux mariages hétérosexuels traditionnels. «Nous avons dit dès
le début que nous nous conformerions si le gouvernement fédéral adoptait
la loi sur le mariage de même sexe. Il a le pouvoir de définir le mariage»,
a dit Mme Dover.
La nouvelle a été accueillie comme une agréable surprise par Greg
Howard, le directeur exécutif de la Commission des droits de la per-
sonne de lʼÎle-du-Prince-Édouard. M. Greg a dit quʼil avait demandé,
depuis un certain temps, à la province de reconnaître le mariage des
homosexuels et des lesbiennes, mais que le gouvernement ne sʼétait
pas engagé. LʼAlberta, le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest
sont les seules autres juridictions à ne pas avoir reconnu le mariage gai.
Le reggae face aux accusa-
tions dʼhomophobie
Le monde du reggae est sous le choc. Lʼannonce de lʼannulation du
Garance Reggae Festival, prévu le 2 juillet, en raison des paroles
homophobes tenus dans certaines chansons par Sizzla, tête dʼaffiche
de la manifestation, suscite une émotion considérable. Rassemblement
emblématique depuis quinze ans, ce concert réunissait chaque année à
Paris plus de 15 000 personnes autour des divers courants de la musique
jamaïcaine. Lundi 27 juin, la direction du Parc des expositions de la porte
de Versailles a annoncé que les «risques de troubles à lʼordre public» et le
«principe de précaution» lui imposaient dʼannuler le festival. Au-delà de
Sizzla, une douzaine de groupes et quelque quatorze mille spectateurs, qui
selon les organisateurs, avaient déjà acheté leurs billets, se voient privés
de prestation.
La planète rasta indignée
«Monte en première ligne, brûle les hommes qui baisent les hommes par-
derrière», «Boom, boom, il faut tuer les pédés»… les diatribes poétiques
de Sizzla sont bien connues des amateurs. Dominique Misslin, producteur
français de reggae estime que «lʼEtat doit faire respecter la loi : con-
damner ce qui est condamnable lorsquʼun chanteur appelle au meurtre».
«Mais de la même façon il doit garantir la liberté des citoyens qui veu-
lent écouter de la musique, dit-il. Ce nʼest pas parce quʼon condamne un
musulman extrémiste quʼon va interdire aux gens dʼaller à la mosquée.»