Brèves Les gais dans le monde

Les hommes et femmes de la communauté gaie sont actifs dans le monde entier. Voici quelques nouvelles de leurs exploits…

(Montréal) Soirée spectaculaire “fétiche” au Sauna Ste-Cath de Montréal qui relevait le défi de produire une première soirée orientée vers le thème du fétichisme en général, soft et actif, en collaboration avec le Bar l’Aigle Noir. Non seulement la soirée aura été un succès, elle aura été telle que les organisateurs songent maintenant à en organiser sur une base régulière. Entre 150 et 200 clients au total, toutes les chambres louées et les casiers occupés, voilà qui relève d’un exploit et le Ste-Cath mérite de porter ses lauriers. Informations additionnelles: www.saunastecath.com

(Vatican et Montréal)  Le porte-parole de Benoît XVI a appelé mercredi à “éviter toute forme de discrimination injuste” à l’égard des homosexuels, après les déclarations d’un cardinal mexicain affirmant que ces derniers “n’entreront jamais au Royaume des Cieux”.

Les homosexuels “doivent être accueillis avec respect et délicatesse et il faut éviter à leur égard toute forme de discrimination injuste”, a déclaré le père Federico Lombardi, interrogé par l’AFP sur les propos du cardinal Javier Lozano Barragan, ancien “ministre de la Santé” du Vatican. Le père Lombardi a cité le Catéchisme de l’Eglise catholique, qui qualifie de “déréglés” les actes homosexuels mais “prend acte du fait qu’un nombre non négligeable d’hommes et de femmes présente des tendances homosexuelles innées”. “Les transsexuels et les homosexuels n’entreront jamais au Royaume des Cieux, et ce n’est pas moi qui le dis, mais Saint Paul”, avait déclaré plus tôt le cardinal Barragan.

“On ne naît pas homosexuel, mais on le devient. Pour différentes raisons, des questions d’éducation, parce qu’on n’a pas développé sa propre identité au cours de l’adolescence. Peut-être qu’ils ne sont pas coupables, mais agir contre la nature et la dignité du corps est une offense à Dieu”, avait-il ajouté. “Ministre de la Santé” à la retraite, ce membre de différentes congrégations pontificales avait cité un passage de la Lettre de Saint Paul aux Romains, qui parle de “passions déshonorantes” et des “hommes qui font avec les hommes des choses infâmes” (premier chapitre, versets 26 et 27).

“L’homosexualité est donc un péché, mais cela ne justifie aucune forme de discrimination. Dieu seul a le droit de juger. Nous, sur Terre, ne pouvons pas condamner, et en tant que personnes, nous avons tous les mêmes droits. Ce sont tout de même des personnes et il faut donc les respecter”, avait conclu le cardinal.

Gay Globe Magazine a tenté d’obtenir les commentaires du Cardinal Turcotte, Archevêque de Montréal, nous attendons toujours sa réaction. En entrevue avec un avocat de la région de Montréal, spécialisé dans les droits des minorités, Gay Globe Mag a demandé si les lois au Canada et au Québec protégeaient les homosexuels contre les propos haineux venant de l’Église et si un recours collectif pouvait être fait au nom des homosexuels persécutés par une organisation exempte d’impôt, donc favorisée. D’après notre consultant en droit, il faudrait d’abord isoler deux catholiques pratiquants homosexuels qui accepteraient de dévoiler leur identité publiquement et demander à la Cour supérieure l’autorisation d’exercer un recours collectif au nom des gais pour dommages moraux sur la base de persécutions causées par leur orientation sexuelle.

Toutefois, toujours selon notre expert, “il faudrait faire la preuve d’un lien entre le Vatican, ce type de positions et l’Église catholique canadienne afin d’obtenir gain de cause. Le fait que les propos se tiennent au siège social de l’Église, dans un état étranger, complique la situation”. En attendant, Gay Globe Magazine suggère fortement de suspendre les dons et les legs à l’Église catholique québécoise, de manière à rétorquer à ces propos haineux, du même type que les nazis sous Hitler pouvaient avoir à l’encontre des gais et lesbiennes. En y allant sur l’aspect financier, les homosexuels québécois frapperont finalement là où ça fait mal, directement dans le porte-feuille de nos persécuteurs.