Courrier des lecteurs #157

Bonjour, je lisais avec beaucoup d’intérêt les chroniques de votre collaborateur en Russie, mais il me semble que ça fait longtemps que vous ne publiez plus ses écrits. Puis-je savoir pourquoi si c’est possible?

Louise M., Montréal

Nous publions les textes de nos journalistes dès réception, mais il arrive parfois que certains d’entre eux laissent passer quelques éditions sans envoyer de nouveaux articles, souvent en raison de circonstances personnelles.

En ce qui concerne Ivan Ivanov, qui nous fournissait des articles extrêmement intéressants sur la vie des personnes LGBT en Russie pendant la guerre avec l’Ukraine, les dernières informations que nous avons indiquent qu’il a quitté la Russie avec son conjoint pour s’installer en Géorgie, un pays voisin de l’Europe de l’Est.

Nous n’avons pas reçu de nouvelles très récentes, mais il est compréhensible qu’il ait dû réorganiser sa vie, un processus qui peut prendre du temps. Nous vous tiendrons informés dès que nous recevrons des nouvelles de sa part.

Roger-Luc Chayer, éditeur

Je découvre sur la page de Gay Globe TV qu’un nouveau film est offert qui porte sur un sujet LGBT. Personnellement je trouve que vous n’en passez pas assez. Est-ce qu’il y a une raison?

Amir L., Montréal

Le choix des films ou des séries se fait en fonction de deux critères. Le premier concerne la popularité du sujet. Même si ce n’est pas spécifiquement lié aux LGBT, certaines séries ou films classiques ont été très appréciés par le public en général et le sont encore en 2023. Ensuite, le film doit être soit libre de droit, provenant du domaine public, ou être accessible au public via des plateformes telles que YouTube ou équivalent, car les films protégés par des droits d’auteur ne peuvent être diffusés sur GGTV. La sélection de ces films peut parfois s’avérer délicate.

Le problème particulier avec les documents sur les LGBT est qu’ils sont souvent protégés par des droits d’auteur ou indisponibles, car ils n’ont pas été suffisamment populaires pour rester longtemps en ligne. Les trouver peut être un véritable défi, mais nous faisons de notre mieux pour y parvenir 🙂

Roger-Luc Chayer, éditeur

GG, je me suis toujours demandé comment vous faisiez la sélection des nouvelles sur le VIH puisqu’il y a tant de mauvaises nouvelles qui circulent?

Rémi G., Lévis

Dans la sélection du contenu rédactionnel, nous devons toujours agir en journalistes responsables et présenter un état de la situation tel qu’il apparaît dans la science, sans prendre position. Cependant, en ce qui concerne le VIH, les avancées se produisent plus rapidement que jamais, et nous sommes entrés, il y a quelques mois, dans une phase très prometteuse en ce qui concerne les résultats positifs en matière de prévention et de traitement de la maladie. Le VIH reste une maladie grave, sous certaines conditions, mais il tend à devenir moins lourd à supporter pour les patients. Nous sommes définitivement très loin de 1984.

Roger-Luc Chayer, éditeur

Cher Monsieur Chayer, merci de lire mon email et de le partager. Je suis attristé par le décès d’Alain Bouchard que vous annonciez dans l’édition 156 du magazine. Alain Bouchard a été très connu comme journaliste et pour être responsable de la revue RG comme vous le disiez dans votre texte, mais beaucoup moins connu par la force des choses comme psychologue. Il a aidé beaucoup de monde avec leur orientation sexuelle, c’était sa spécialité, et avec lui, tout était moins dramatique, tout était mieux. J’aurais aimé qu’il nous laisse plus de littérature sur sa spécialité en psychologie pour les LGBT, mais sur ce sujet, il ne restera que de bons souvenirs, un peu malheureusement.

F. J., Laval

Bonjour F., Votre message est très intéressant parce que je n’avais pas examiné la question en effet. Est-ce qu’Alain a laissé des livres ou des écrits récents portant sur la psychologie des LGBT? J’ai effectué une recherche sommaire et sauf pour son écrit le plus diffusé « Le Complexe des Dupes », je n’ai trouvé rien d’autre. Si vous trouvez de votre côté, n’hésitez pas à nous transmettre l’info, nous en parlerons alors.

Roger-Luc Chayer, éditeur

Bonjour Roger-Luc, j’aimais beaucoup les questions à ChatGPT et ses réponses, mais je remarque depuis peu que la chronique n’était plus offerte par votre magazine. Est-ce qu’il y a une raison?

Liette. P., Montréal

Je vous remercie pour votre question. En effet, j’ai été contraint de mettre fin à cette collaboration initialement très intéressante et amusante. Au fil du temps, j’ai constaté que le robot conversationnel donnait parfois des réponses incorrectes, contenant des informations impossibles à vérifier. Par exemple, lorsque je lui ai demandé de me fournir des informations sur la contribution de Janette Bertrand aux communautés LGBT, ChatGPT a fourni des faits inventés qui n’ont pas résisté à la vérification. Dans ces circonstances, en tant que média sérieux, je ne pouvais pas poursuivre cette collaboration devenue risquée.

Roger-Luc Chayer, éditeur