Élections fédérales

Harper veut limiter les délais tout en préser-
vant le système de santé public
Citant le jugement Chaoulli sur les soins de santé, Stephen Harper veut
garantir une limite aux délais dʼattente, tout en préservant le caractère
public des services hospitaliers. Ce faisant, le chef conservateur va au
devant des coups de ses adversaires sur un sujet très délicat.
Steven Harper
Dʼentrée de jeu, il a déclaré quʼil nʼy aurait pas de système privé parallè-
le. Advenant quʼil serait élu, un gouvernement conservateur maintiendrait
le financement supplémentaire de 40 milliards $, accordé par les libéraux
sur une période de 10 ans, mais il réorienterait les investissements afin
dʼobtenir de meilleurs résultats.
M. Harper souhaite que les provinces atteignent des objectifs relatifs
aux délais dʼattente dès décembre 2006, soit un an plus tôt que la date
butoir proposée par les libéraux dans leur programme. Le chef conser-
vateur a affirmé quʼOttawa nʼa pas le choix dʼagir à la suite du jugement
de la Cour suprême du Canada qui a conclu que Québec contrevenait à
la Charte québécoise des droits et libertés de la personne en forçant les
patients à attendre pour un traitement, ce qui ouvre la voie à lʼassurance-
maladie privée. A la demande du gouvernement provincial, la Cour su-
prême a accordé un délai dʼun an, jusquʼen juin 2006, pour se conformer
au jugement.
Chaude lutte en perspective entre le NPD et le Parti libéral
La députée libérale Hedy Fry devra affronter un adversaire de taille, le
néo-démocrate Svend Robinson. Ce dernier avait quitté la politique en
avril 2004 en raison de problèmes psychologiques.
Députée de Vancouver Centre depuis 1993, Mme Fry obtient déjà du
renfort de la part du Cabinet Martin. Lʼex-président des Maple Leafs de
Toronto et ministre fédéral du Développement social, Ken Dryden, est
sur la Côte du Pacifique pour donner un coup de pouce à ses collègues
libéraux. Vendredi, il visitait une garderie située dans le centre-ville de
Vancouver.
Hedy Fry ne croit pas que son opposant, le premier homme politique
fédéral à avoir publiquement admis son homosexualité, va lui ravir lʼim-
portant vote de la communauté gaie. Les homosexuels ne votent pas en
bloc, affirme-t-elle.
Svend Robinson
Svend Robinson ne passe pas inaperçu
Député pendant 25 ans à Ottawa, M. Robinson nʼa jamais perdu une élec-
tion. Lʼhomme politique sait attirer lʼattention du public et des médias.
À Vancouver, il sʼest joint à des manifestants qui réclament des médica-
ments pour les sidéens de la région. Svend Robinson avait abandonné son
poste de député de Burnaby-Douglas en avril 2004, après avoir admis le
vol dʼune bague.
Gilles Duceppe
Le Bloc Québécois est un parti politique souverainiste, implanté exclusi-
vement au Québec. Il a été créé en 1990 devant lʼéchec du gouvernement
fédéral de trouver une formule qui satisfasse les demandes minimales du
Québec pour que celui-ci puisse réintégrer la Constitution canadienne.
La présence du Bloc Québécois rétablit la concordance et la légitimité
entre la vision dʼun peuple et celle de ses représentantes et représentants
élus sur la scène fédérale. Le Bloc Québécois affirme lʼexistence de la na-
tion québécoise, exige sa reconnaissance et défend les intérêts de ses ci-
toyens et citoyennes ainsi que leur droit de choisir librement leur avenir.
Né le 22 juillet 1947, Gilles Duceppe a grandi à Montréal dans une famille
empreinte de solidarité. Élu pour la première fois député de Laurier—
Sainte-Marie à la Chambre des communes en 1990, Gilles Duceppe est le
premier député élu sous une bannière souverainiste à siéger à Ottawa. Il a
occupé les fonctions de porte-parole du Bloc Québécois en matières dʼAf-
faires indiennes, de Multiculturalisme, de Défense, de Travail, dʼEmploi
et dʼImmigration, de Condition féminine et des Anciens combattants avant
dʼoccuper les fonctions de Whip en chef de lʼOpposition officielle en 1993.