FILM CLASSIQUE: LA VICTIME (1961) AVEC DIRK BOGARDE

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La Victime (titre original : Victim) est un film dramatique britannique réalisé et coproduit par Basil Dearden sur le scénario de Janet Green et John McCormick, avec Dirk Bogarde et Sylvia Syms, sorti en 1961.

Nommé en 1961 pour le Lion d’or à Venise et, en 1962, a remporté deux citations aux BAFTA pour Meilleur acteur pour Dirk Bogarde et pour Meilleur scénario, La Victime reste donc un important document sociologique : le film aurait joué un rôle déterminant dans la libéralisation des mentalités et de la loi britannique.

C’est le premier film britannique qui utilise le terme homosexualité. Ce fut une révolution cette année-là. En Grande-Bretagne, la peine de mort fut appliquée pour liaisons homosexuelles jusqu’en 1836. Dès 1861, ce fait criminel était passible de dix ans de prison dans la période victorienne, comme l’illustre les deux ans d’emprisonnement d’Oscar Wilde. Le Sexual Offences Act voit le jour en 1967, dépénalisant une relation homosexuelle entre hommes âgés de plus de 21 ans. Cette loi ne s’appliquait qu’en Angleterre et dans le Pays de Galles. L’Écosse attendra 1980 et l’Irlande du Nord 1982 pour l’appliquer. En 2000, le Sexual Offences Amendment Act a minoré l’âge à 16 ans.

Melville Farr (Dirk Bogarde), un avocat londonien réputé et père de famille, mène une vie de couple apparemment heureuse et sans histoire : il va obtenir une promotion et pourrait prétendre à une carrière de juge.

Tout change lorsque Jack « Boy » Barrett (Peter McEnery) l’appelle par son nom en plein travail. Le passé le rattrape alors. C’est un de ses anciens amants, qui avait volé deux mille trois cent livres à l’entreprise où il travaillait et qui est désormais recherché par la police. De peur qu’il ne soit découvert et privé de sa carrière promise, Melville Farr refuse de l’aider.

Ne trouvant aucun soutien, Jack est arrêté et refuse de révéler ce qu’il a fait de l’argent, avant de se suicider par pendaison dans une cellule au commissariat.

Ayant appris cette nouvelle, Melville est bouleversé et décide de poursuivre la trace des maîtres-chanteurs, et finit par être victime d’un groupe de ces derniers. En dépit des articles qui ne manqueront pas de paraître dans la presse à scandale et qui détruiront sa carrière, il accepte d’aider la police.