Polémique autour d’un article homophobe du Journal de Québec

Dans un article du 4 mars 2009 signé de Jean Laroche et publié dans le Journal de Québec, le journaliste a tenté, sans succès, de créer un scandale homosexuel en impliquant un confrère journaliste dans une prétendue affaire de films pornographiques sur GGTV.

Mon confrère a répondu comme il se doit, déclarant que GGTV avait une section adulte, comme TQS avait Bleu Nuit, et que le fait de travailler avec un journaliste gai permettrait à ceux qui le croyaient homophobes de se taire.

Manque de connaissances et désinformation

Toutefois, on peut se questionner sur le manque important de connaissances de la communauté de la part de Jean Laroche et même de son propre média, qui offre lui aussi des services pour adultes. Le journaliste du Journal de Québec n’a pas contacté GGTV ; s’il l’avait fait, il aurait su que GGTV n’est pas un site pornographique, loin de là, puisque ce terme n’a jamais été utilisé par GGTV.

La section adulte de GGTV, le Canal 2, propose en effet des critiques de films pour adultes gais. Aucun film n’est diffusé dans son intégralité, il n’y a que des critiques, parfois bonnes, parfois mauvaises, avec des extraits. Le journaliste a aussi oublié de mentionner qu’il était abonné à GGTV depuis plus de 2 ans et qu’il avait accepté les termes quant à la nudité accessible uniquement avec divers mots de passe.

Légalité et hypocrisie

Tous les films diffusés sur GGTV sont en vente dans les commerces du Québec et ont un permis de la Régie du Cinéma du Québec. Toutes les annonces de prostitution du Journal de Québec, soit 422 annonces dans l’édition qui parlait de GGTV, et 44 pages sur le site web du journal, sont probablement beaucoup moins légales.

En consultant GGTV, personne ne commet d’acte illégal, alors qu’en consommant les annonces de prostitution, d’escortes ou de pseudo-masseuses aux grosses poitrines du Journal de Québec, on peut se retrouver en prison, drette-là.

Le Canal 2 ne constitue qu’environ 1 % du contenu offert sur GGTV ; 99 % correspondent à des textes santé, économiques, et des sujets qui intéressent les gais et lesbiennes. La boutique Basic propose des œuvres artistiques et culturelles faites par des gais. Le Point est un média magazine santé et affaires pour les hommes gais et a la réputation d’être le média qui offre le moins de nudité masculine comparé à ses concurrents gais.

Conclusion : homophobie et double standard

Comble de désinformation, le journaliste Jean Laroche publiait son texte dans un journal de Québécor, qui propose quelques pages plus loin des tonnes d’annonces de prostitution, d’escortes, de masseuses, et 44 pages de contenu adulte sur son site web. Jamais Le Point ni GGTV ne feraient cela.

Pourquoi alors le journaliste a-t-il autant voulu associer une pseudo-pornographie à l’homosexualité ? C’est l’homophobie, la haine ou la peur des homosexuels dans ce qu’ils représentent. J’en suis un, la loi me protège, la loi nous protège collectivement de ce type d’acte.

Le journaliste a voulu humilier et détruire la réputation d’un ami et collègue de travail en utilisant mon orientation sexuelle comme outil négatif sans mentionner que son propre média publiait des annonces de salons de massage. Pire encore, les implications sociales que ces actes causent à la société — prostitution, drogue, pauvreté — devraient soulever le dégoût chez son propre média.

Le journaliste a prouvé qu’il était non seulement homophobe, mais qu’il publiait dans un vrai outil porno, dont son journal tire des revenus. En cela, les homosexuels sont en droit de réagir.

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