Judiciaire Les gais VS Facebook

Un étudiant avignonnais avait porté plainte pour complicité d’incitation à la haine envers la communauté homosexuelle. Il récidive contre Facebook et tente de nous faire respecter, de gré ou de force.

Nicolas Canut, un étudiant d’Avignon avait porté plainte à deux reprises contre le réseau Facebook, qui ne jouait pas son rôle de modérateur et laissait en ligne des incitations à l’homophobie, et des pages de groupes néonazis.

Il avait demandé un hors ligne de facebook durant 24 heures pour que les responsables puissent “nettoyer” leur réseau. Résultat : il a lui-même été exclu. Nicolas Canut, jeune étudiant en droit, à Avignon a fait de la lutte contre l’homophobie son combat après avoir été lui même victime d’injures en raison de son orientation sexuelle alors qu’il était lycéen  en Picardie au cours d’un bizutage.

“Les militants gais, plutôt que de cibler les leurs dans un esprit de tout contrôler, devraient songer à agir face à de vrais débats, de véritables actes graves contre la communauté”

Déjà  à l’époque, il avait déposé, plainte fort de la loi de 2004 sanctionnant au même titre que les propos racistes ou antisémite, les injures, la diffamation et la provocation à la haine envers une personne en raison de son orientation sexuelle.  Son affaire est toujours en cours auprès des tribunaux de la Somme.

En surfant, en mars dernier, sur le site communautaire Facebook, il a croisé des groupuscules néo-nazi américains ouvertement antisémites racistes et homophobes. Aussitôt il dépose plainte auprès du Procureur pour “incitation à la haine et à la violence “.  La plainte jugée recevable, le géant américain de l’Internet est conduit à supprimer les profils incriminés.

Plus récemment, Nicolas Canut trouve un groupe de discussion sur Facebook, français celui la, lapidairement intitulé “Anti PD/Juste pour le plaisir”. “On invite dans ce groupe à couper les mains des homosexuels”.

Aussitôt il contacte la société américaine. Il obtient de simple excuse et les modérateurs du site doivent être alertés. L’avignonnais entame une nouvelle procédure contre l’administrateur du groupe et contre Facebook cette fois pour “complicité d’incitation à la haine et à la violence” envers la communauté homosexuelle. Un délit, passible aux yeux de la loi, d’une peine de 5 ans d’emprisonnement et de 45 000€ d’amendes.