L’andropause (suite)

Les symptômes de l’andropause ont été classés par la Société canadienne d’andropause en 1998 et depuis il n’y a pas eu de modifications significatives. Les symptômes de l’andropause peuvent être présents dans la quarantaine bien que les hommes consultent habituellement dans la cinquantaine

* Symptômes vasomoteurs et nerveux
o Bouffées de chaleur
o Sudations profuses sans raison
o Insomnie
o Nervosité.
* Troubles de la masculinité/virilité
o Diminution de la vigueur en général et réduction de l’activité physique
o Douleurs articulaires et musculaires faciles
o Diminution de la force et de la masse musculaire
o Obésité abdominale
o Diminution de la pilosité corporelle.
* Troubles de l’humeur et fonctions cognitives
o Tristesse
o Irritabilité, léthargie
o Diminution du bien-être général
o Pessimisme et tendance à la solitude
o Symptômes dépressifs
o Troubles de la mémoire à court terme
o Énergie mentale diminuée
o Troubles de la sexualité.
* Diminution du désir sexuel, entraînant une diminution des performances et des activités sexuelles
o Dysfonction érectile
o Diminution de l’éjaculation
o Diminution de la qualité de l’orgasme
o Diminution de la sensibilité des organes génitaux externes.

En résumé, nous pouvons retrouver les mêmes symptômes que ceux de la femme ménopausée, en excluant évidemment les menstruations. Ces symptômes peuvent exister en petit nombre et progresser lentement, ou encore exploser en groupe et rendre la vie tout à fait exécrable.

Les questionnaires orientent l’investigation et peuvent faciliter le diagnostic. Comme les symptômes de l’andropause ne lui sont pas spécifiques, le médecin peut remplir son questionnaire en l’orientant vers la possibilité d’un diagnostic différent malgré les mêmes symptômes.

Dans cette veine, un bilan sanguin de dépistage permet d’éliminer ces autres maladies, dont les principales sont : l’anémie, l’hypothyroïdie ou ralentissement de la glande thyroïde, le diabète, une maladie du rein ou du foie et d’autres maladies endocriniennes. Par cette même prise de sang, le médecin vérifie le statut hormonal quant à la testostérone, de même que les autres hormones et protéines participant à l’équilibre et au métabolisme de la testostérone. Il est bon de se rappeler que les méthodes de laboratoire variant d’un hôpital à l’autre, il est nécessaire de procéder aux examens de contrôle toujours au même endroit.