L’évêque d’Orléans nous met au défi!

Dans une déclaration récente, l’évêque de la ville d’Orléans, en France, y allait de propos pseudo scientifiques sur le condom et le SIDA et affirmait même certains faits qui contredisent l’état de la science. Comme nous savons tous que l’Église catholique n’est pas à jour dans ses renseignements scientifiques et dans son traitement des hommes et des femmes de science, c’est quand même un Pape qui a condamné Galilée pour avoir déclaré que le Soleil était au centre de l’univers et non la Terre… Nous voulons donc relever le défi posé par Monseigneur André Fort et lui donner un cours de condom 101.

Dans son entrevue à France Bleu Orléans le 26 mars dernier, Padre Fort déclarait à propos des condoms «que des gens soient un peu fâchés que j’ai pu alerter sur le fait que c’était pas la solution miracle, c’est leur problème». Il ajoutait «écoutez, les propos que j’ai tenus tenaient au fait que sur certaines boîtes il y a une indication pas fiables à 100%. On m’a dit que cette indication était aujourd’hui une indication pour empêcher les procès qui pourraient être faits», le journal ajoutant que ces mentions n’existaient pas. Or, il faut être irresponsable de la part d’un journal pour faire une telle affirmation car l’éminent évêque a raison! Peut-être qu’en France une telle mention n’existe pas, mais il est de notoriété publique en Amérique du nord que le condom ne constitue pas une barrière étanche à 100% et ce, pour de nombreuses raisons. Il peut se rompre ou se déchirer, techniquement, l’évêque a raison.  Sur chaque condom vendu au Québec il est d’ailleurs mentionné “Si utilisé selon le mode d’emploi…”, il existe donc un doute possible quant à son efficacité et l’évêque d’Orléans n’a pas inventé la mention.

André Fort avait choqué la communauté scientifique et politique en affirmant que «la taille du virus du sida (était) infiniment plus fine que celle d’un spermatozoïde». «La preuve est faite que le préservatif n’est pas une garantie à 100% contre le sida». Sur le premier point, l’évêque a encore raison et ce fait est confirmé par la communauté scientifique depuis longtemps. Le virus est beaucoup plus petit que le spermatozoïde oui, mais sur la seconde partie de son affirmation, il a tort. Le latex est une membrane lisse et synthétique. Contrairement aux anciens condoms, faits d’intestins d’animaux qui, eux, permettaient en effet à un virus de passer, le latex a une structure moléculaire si dense qu’il ne permet justement pas à des structures vivantes comme des bactéries ou des virus de passer au travers. En cela, la science a raison. Conclusion, malgré tous les défauts de l’Église, et ils sont nombreux, parfois même criminels, l’Évêque d’Orléans avait presque raison, mais il se trompait avec les condoms en intestin. Comme quoi le célibat des prêtres rend presque con!