La crise n’est pas comparable à celle de 1929

Les nombreux experts qui affirment que la récession actuelle est pire que celle des années 1930 exagèrent, selon le premier vice-président et économiste en chef du Conference Board du Canada Glen Hodgson.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que comparativement aux précédentes récessions, celle-ci a frappé fort et surtout d’un coup. La chute a été brutale, inattendue, donc spectaculaire. Par ailleurs, ce n’est pas parce qu’une chute est brutale qu’elle ne s’arrêtera pas à court ou moyen terme. En ce sens, comparativement à plusieurs analyses, mes prévisions ont toujours été moins pessimistes. À cause de cela, on m’a accusé d’être « trop optimiste ». Pour ma part, je pense plutôt être réaliste. Force est d’admettre que l’état actuel de l’économie me donne actuellement raison.

Le choc a été dur, mais l’économie reprend tranquillement mais sûrement. Une reprise qui devrait s’étaler sur trois ou quatre ans. Évidemment, même si le Canada est moins touché qu’ailleurs et que sa reprise économique devrait avoir lieu plus rapidement, la crise laissera sa marque. On a qu’à penser au déficit de 50 milliards de dollars annoncé par le ministre des Finances, Jim Flaherty. Un déficit qui devrait augmenter au cours des prochaines années.

La crise bouscule l’économie et cela de façon globale. Des puissances économiques émergeront. C’est le cas de la Chine qui gagne en importance et qui est toujours plus présente dans nos économies. Elle investit dans des entreprises appartenant traditionnellement à des intérêts occidentaux. Ce n’est pas tout. D’autres pays, comme le Brésil, l’Inde et des états moyen-orientaux étendent leur présence. Les choses bougent. L’échiquier mondial est en pleine transformation. C’est extrêmement trépidant !

La Communauté gaie: Traditionnellement les gais sont réputés pour avoir de moyens financiers plus flexibles que la société en général du fait qu’ils ne paient pratiquement pas de pensions alimentaires et qu’ils vivent  en couples avec des salaires d’hommes. L’actuelle crise économique ne semble pas avoir d’effet concret sur les finances personnelles des gais. Selon les principaux indicateurs économiques traditionnels, les hommes gais, célibataires ou en couple sont les personnes les moins atteintes actuellement par la crise, ce qui explique que les commerces s’adressant à eux an grande partie ne soient pas aussi affectés par le manque de liquidités que les autres, plus généralistes.