Le 1er mai 2009, Gérald Tremblay, maire de Montréal, déclarait sur les ondes de TVA à 18h que la ville faisait face à de nombreuses crises simultanées. Il cite notamment la crise économique mondiale et l’épidémie de grippe porcine, évoquant ces phénomènes comme des causes majeures des problèmes montréalais. Mais est-ce vraiment crédible ?
La crise économique mondiale : un prétexte tardif
Il est vrai qu’une crise économique mondiale sévit, mais elle n’a rien à voir avec l’état actuel de Montréal. D’une part, cette crise n’existe que depuis environ huit mois, alors que la situation dégradée de la métropole fait l’objet de nombreuses dénonciations depuis au moins trois ans.
La grippe porcine : un faux alibi
Quant à la grippe porcine, elle n’existait que depuis une semaine au moment de la déclaration de Tremblay. Il faut être complètement malhonnête et tordu pour invoquer cette « grippette » comme source de troubles pour la ville, d’autant plus qu’en date du 1er mai, un seul cas confirmé était recensé au Québec. Cette personne était chez elle, en voie de guérison parfaite. Pire encore, la grippe porcine n’était même pas connue au moment où Montréal fut reconnue comme une ville du tiers-monde selon les critères internationaux, en janvier dernier. Cette reconnaissance avait été lancée notamment par André Arthur à TQS, après l’éditeur du Point, mais c’est bien l’intervention d’Arthur que l’histoire retiendra, en raison de sa notoriété médiatique.
Réaction face à La Presse : un déni insupportable
Le maire Tremblay, visiblement froissé, a répliqué sur TVA que seul le journal La Presse exigeait sa démission. Monsieur Tremblay, réveillez-vous ! Le Point réclame votre départ depuis au moins deux ans. Vous êtes abonné à notre mailing list et recevez nos articles régulièrement. Mieux encore, je m’assure personnellement de vous envoyer chaque texte vous concernant. Affirmer que La Presse est seul à demander votre départ est un mensonge pur et simple. En tant que maire, vous devriez démissionner pour cette malhonnêteté.
Un maire responsable de la « tiers-mondialisation » de Montréal
Gérald Tremblay est le principal responsable de la dégradation de la métropole. Il a détruit ce que ses prédécesseurs ont construit pendant 400 ans. Ce n’est pas une question de mauvaise foi, mais d’incompétence flagrante. Avec les élections municipales prévues le 1er novembre 2009, le peuple aura l’occasion de se prononcer.
La preuve en image : Tremblay au Forum Mondial du Tiers-Monde
Pour ceux qui en doutent encore, il suffit de regarder la photo prise lors du Forum Mondial du Tiers-Monde en 2006, où Tremblay était le seul maire nord-américain présent. Par sa participation, il a symboliquement inscrit Montréal parmi les villes les plus pauvres du monde. C’était l’année des Outgames, un triste souvenir.