Municipales Une réflexion post-élections

Suite aux élections municipales générales au Québec en novembre dernier, de nombreux changements se sont produits non seulement au conseil municipal de Montréal, mais dans les arrondissements de la ville la plus corrompue du Québec.

Juste avant l’élection, Montréal a été le centre du plus vaste scandale de corruption causé par le Maire de Ville-Marie, Benoît Labonté, qui était impliqué depuis son élection dans de nombreuses affaires sordides qui feront l’objet d’enquêtes policières dans les mois à venir.

Ayant démissionné avant l’élection, le poste de Maire de l’arrondissement n’a pu être comblé, l’arrondissement devenant le seul à ne pas avoir de Maire à sa tête et étant dirigé directement par la ville-centre, par le Maire Tremblay autrement dit. Malgré la tourmente autour du financement occulte des partis politiques à Montréal et ayant été interpellé sur la question, Sammy Forcillo a été réélu, de même que Pierre Mainville qui a obtenu le plus haut taux de majorité dans Ville-Marie. Louise O’Sullivan, autrefois conseillère municipale dans le district n’a pas été en mesure de convaincre les électeurs de Montréal, terminant loin derrière la plupart des candidats avec quelques centaines de voix au total. Le candidat Richard Bergeron a très bien performé lors de ces élections dans le Village en se classant bon troisième. Le mince écart entre les candidats nous permet de croire qu’à la prochaine élection, il est fort probable que M. Bergeron emporte de nombreux arrondissements dont celui de Ville-Marie.

“La majorité a toujours raison, mais la raison a bien rarement la majorité aux élections.” (Jean Mistler)

Le candidat Carle Bernier-Genest, après avoir été absent pendant 4 ans malgré sa première élection dans Rosemont, a récolté le fruit de son arrogance en étant renvoyé par les électeurs de l’arrondissement, en même temps que son patron, le Maire Lavallée. Carle Bernier-Genest, ex-journaliste gai à RG et ex-militant gai s’était retrouvé élu dans Rosemont, prétendant vouloir représenter les jeunes alors que dans son district, ce sont les aînés et les travailleurs qui forment la majorité.

À de nombreuses reprises, le “jeune” élu avait supporté les décisions arrogantes et incohérentes de son patron le Maire Lavallée, la population n’a visiblement pas digérée l’absence de colonne vertébrale de M. Bernier-Genest. Quelques jours avant l’élection, M. Bernier-Genest avait d’ailleurs annoncé à la rédaction de Gay Globe Magazine que l’appui des gais était important pour lui, qu’il avait demandé à un adjoint de soutenir publicitairement notre magazine et que nous allions recevoir un coup de fil à cet effet. “Paroles, paroles” comme disait Dalida, nous attendons toujours son appel… Les gais n’ont plus la cote en 2009 en matière politique et pour cause. Depuis le scandale menant à la démission du député André Boulerice, la prétendue corruption du Maire des gais Benoît Labonté et l’absence totale de Bernier-Genest de son district, les gais font la démonstration qu’ils ne sont pas assez matures pour exercer un pouvoir cohérent et honnête, comme il se doit quand on prétend montrer l’exemple…