En 1969, le virus du SIDA aurait été introduit aux États-Unis par un immigrant haïtien. L’île d’Haïti aurait, elle, vu arriver la maladie en 1966, via une personne en provenance d’Afrique centrale. Plus loin encore, dans les années 1930, le virus aurait franchi la barrière des espèces, lorsque des humains ont consommé de la viande de chimpanzé contaminée. Des chercheurs ont récemment retracé cette origine.
Propagation rapide du virus
En quelques années, le virus s’est répandu, d’abord principalement dans la communauté homosexuelle. En 1981, la maladie commence à faire des ravages et les chercheurs décrivent pour la première fois le SIDA (syndrome d’immunodéficience acquise). L’épidémie s’étend rapidement à l’échelle mondiale. Les modes de contamination identifiés sont multiples : rapports sexuels, transfusions, échanges de seringues, accouchements. Le monde entre alors en alerte.
Les premières avancées thérapeutiques
En 1987, apparaît le premier traitement antirétroviral, l’AZT, malgré ses nombreux effets secondaires. En 1996, la mise en place des trithérapies marque un tournant majeur : elles permettent de réduire la charge virale quasiment à zéro, le virus devenant indétectable dans le sang. Toutefois, les premiers traitements impliquent de prendre un grand nombre de comprimés quotidiennement, avec des effets secondaires lourds.
Situation actuelle et défis persistants
En 2007, les trithérapies se sont améliorées, ne nécessitant parfois que deux comprimés par jour, faciles à oublier. Pourtant, le virus reste présent et reprend rapidement s’il n’est plus traité. Malgré cela, les comportements à risque augmentent, provoquant une recrudescence des contaminations.
Impact mondial du SIDA
Plus de 25 ans après la découverte des premiers cas, le SIDA a fait des ravages :
-
25 millions de morts dans le monde
-
33,2 millions de séropositifs aujourd’hui
-
6 800 nouvelles infections chaque jour
-
5 700 morts quotidiennes dues au SIDA, avec 2,1 millions de décès en 2007