Futura Santé
L’exercice est conseillé pour rester en bonne santé, réduire son stress et perdre du poids. L’OMS recommande aux adultes 150 minutes d’activité modérée par semaine. Mais l’exercice intense, en agissant sur les hormones sexuelles, pourrait avoir un impact sur la fertilité et la libido : ainsi, les femmes très sportives peuvent constater un dérèglement de leurs cycles menstruels voire une aménorrhée. Alors, chez les hommes, quel est l’effet du sport intense sur la fertilité et la libido ?
Dans leur étude publiée dans Medicine and Science in Sports and Exercise, des chercheurs de l’université de Caroline du Nord ont recruté 1.077 hommes qui ont répondu à des questions sur leur activité physique et leur vie sexuelle. La plupart des participants pratiquaient la course à pied ou le vélo.
Les résultats montrent que ceux qui s’entraînaient le plus (le plus longuement et le plus intensément) avaient une libido réduite. Inversement, les hommes qui avaient une activité physique légère ou modérée avaient des niveaux de libido plus élevés.
Une hypothèse pour expliquer ces effets est que le sport intense induit de la fatigue physique et des niveaux de testostérone plus bas.
Une étude de 2011 avait montré une concentration en spermatozoïdes réduite chez les hommes faisant plus de cinq heures de vélo par semaine. Cependant, de manière générale, le sport, plutôt que la sédentarité, est plutôt bénéfique à la fertilité : une étude de 2016 enseignait que le sport améliore la qualité du sperme. L’exercice modéré et régulier était le plus bénéfique.
Dépister la calvitie dans les gènes…
(Destinationsante.com)
Peut-on espérer prédire le risque de calvitie en lisant dans les gènes? Pas impossible! En effet, selon des chercheurs écossais, plus de 200 régions du génome seraient impliquées dans la survenue de cette perte de cheveux répandue et souvent embarrassante pour la gent masculine. « Jusqu’ici, d’après les connaissances scientifiques, seule une poignée de gènes était impliquée dans l’exposition à la calvitie », notent les chercheurs de l’Université d’Édimbourg.
Pour creuser cette piste, l’équipe des Professeurs Saskia Hagenaars et W. David Hill a récolté les données génétiques de 52 000 hommes issus de l’UK Biobank. Étape suivante : la comparaison entre les génomes d’hommes chauves – ou partiellement – à ceux d’un groupe contrôle. Résultat, 287 régions du génome sont mises en cause. En extrapolant la mise au jour de ces variantes génétiques, les scientifiques ont mis au point « une formule permettant de prédire le risque pour un homme de devenir chauve ». Et ce « en fonction de l’absence ou la présence de l’un ou plusieurs de ces marqueurs génétiques ». A ce jour, « cette méthode reste encore complexe à déployer à l’échelle individuelle ». Mais dans une population donnée, « elle peut permettre d’identifier des sous-groupes dans lesquels le risque de perte précoce des cheveux est supérieur à la normale ». Toutefois, ces régions du génome sont impliquées dans le codage de particularités telles que la « structure du cheveu et le développement capillaire ». Les Prs Hagenaars et Hill espèrent donc aller vers le développement de molécules capables d’interférer avec ces deux mécanismes. Et donc de proposer une prise en charge thérapeutique de la calvitie.