| Culture: Un poème pour ceux qui vont plus loin… Par Pascal Lebel, correspondant du National en France JE NE SAIS PAS Je ne sais pas comment soudain A la croisée de nos chemins, Toi, solitaire baladin, Tu chamboulas mes lendemains ! Dès lors pensées tournées vers toi Me semblaient naturelles en soi, Comme à la fontaine l’on boit. Devais-je demander pourquoi ? Je ne sais rien de tout cela Mais je sais que je t’aime encore ! Au retour d’une longue absence, Je sollicitais ta confiance Toujours avec plus de constance. Que me dictait mon inconscience ? Quand peu à peu j’apprends ta rage Et le combat que tu engages, Pourquoi partager ton bagage Alors que fuir est jugé sage ? Je ne sais rien de tout cela Mais je sais que je t’aime encore ! Non, n’y vois pas d’abnégation, De grand coeur, ni de dévouement, Mais de l’amitié simplement… Avec un soupçon de passion ! Car, vois-tu, tel est mon avis : Que faire d’une existence polie ? Sans ce grain de douce folie, Que vaut d’être vécue la vie ? ! Je ne sais rien de tout cela Mais je sais que je t’aime encore ! Du mauvais sort tu fis tirage, Quel amour te donnas des ailes ? A la vie tu restas fidèle Sans jamais ternir ton image ! Je ne sais rien de tout cela Mais je sais que je t’aime encore ! Combien de luttes et de nuits blanches Pour toi, si peu la main tenue ! Combien de nuits ou, seul et nu Je priais pour que tu ne flanches ! Si un jour tu penses au départ, Comment te redonner tonus, En diffusant quelques opus, Sans t’imposer plus que ta part ? Je ne sais rien de tout cela Mais je sais que je t’aime encore ! Donne moi la main, je t’en conjure Car de ma force je suis sûre ! Et de la rumeur n’ayons cure, Mais faisons confiance aux augures ! Bleus sont tes yeux, verte est la vague Quand la lumière du Soleil Joue sur ta peau, coulée de miel, La houle t’emporte, tu deviens Vague ! Ouvre les bras, libre est ton corps, Tout est possible, tu coures encore ! ! ! |