
Roger-Luc Chayer (Image : IA / Gay Globe)
Hier, en Colombie-Britannique, une province du Canada, s’est produit un drame d’une grande tristesse. Jesse Van Rootselaar, âgé de seulement 18 ans, a assassiné neuf personnes et en a blessé des dizaines avant de s’enlever la vie.
Un drame dans une petite municipalité de la côte ouest du Canada
Parmi les victimes figurent sa mère, son demi-frère de 11 ans, plusieurs élèves âgés de 12 et 13 ans ainsi qu’un membre du personnel de l’école secondaire locale. Le drame s’est produit dans une petite municipalité du nord de cette province du Pacifique, sur la côte ouest du Canada.
Santé mentale, transition de genre et question de l’âge minimal
Malheureusement, cette affaire soulève à nouveau de graves questions sur le suivi en santé mentale des personnes en transition. Quel devrait être l’âge minimal pour entreprendre une transition, et est-il approprié de permettre une transition de genre chez des adolescents ?
Un débat médical, éthique et social
La question de l’âge minimal pour entreprendre une transition est complexe et fait l’objet de débats médicaux, éthiques et sociaux importants. Il n’existe pas d’âge unique et universel, car les recommandations varient selon les pays, les cadres juridiques et les lignes directrices médicales.
Les différentes étapes de la transition chez les jeunes
De manière générale, les approches cliniques actuelles distinguent plusieurs étapes. Chez les enfants prépubères, il n’est pas question de traitements médicaux, mais plutôt d’un accompagnement psychosocial. À l’adolescence, lorsque la puberté débute, certains protocoles prévoient la possibilité de bloqueurs de puberté, prescrits sous supervision médicale stricte, afin de donner du temps au jeune pour réfléchir sans que les changements corporels ne progressent. Les traitements hormonaux affirmant le genre sont généralement envisagés plus tard à l’adolescence, et les interventions chirurgicales sont, dans la plupart des juridictions, réservées à l’âge adulte, sauf exceptions très encadrées.
Encadrement médical et dysphorie de genre
Quant à savoir s’il est approprié d’autoriser une transition de genre chez des adolescents, les grandes associations médicales soutiennent qu’un accès encadré à des soins spécialisés peut être bénéfique pour certains jeunes souffrant de dysphorie de genre persistante et documentée. Elles insistent toutefois sur l’importance d’une évaluation approfondie, d’un suivi en santé mentale, du consentement éclairé et, lorsque possible, de l’implication des parents ou tuteurs.
Violence, stigmatisation et responsabilité collective
Chaque fois que des gestes violents sont commis par des personnes trans, on attribue la faute aux hormones ou à leur santé mentale, mais on oublie de considérer les actes violents commis par tant d’autres personnes dans la société, qui n’ont aucun lien avec la transition de genre.
On devrait s’attarder à la violence en général plutôt que de stigmatiser des personnes en particulier, et peut-être qu’alors nous parviendrions à changer un peu les choses.
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