ONUSIDA
Aucune méthode ni approche de prévention unique ne peut stopper
l’épidémie de VIH à elle seule. Plusieurs méthodes et interventions
ont prouvé leur haut niveau d’efficacité dans la réduction
du risque d’infection à VIH et la protection contre l’infection à VIH,
notamment les préservatifs masculins et féminins, l’administration
de médicaments antirétroviraux en guise de prophylaxie préexposition
(PPrE), la circoncision masculine médicale volontaire, les
interventions en faveur des changements de comportement pour
la limitation du nombre de partenaires sexuels, l’emploi d’aiguilles
et de seringues propres, le traitement substitutif aux opiacés (méthadone
par exemple) et le traitement des personnes vivant avec
le VIH dans le but de réduire la charge virale et de prévenir la
transmission ultérieure du virus.
Malgré la mise à disposition de cet éventail de plus en plus vaste
d’outils et de méthodes efficaces de prévention du VIH, ainsi qu’un
élargissement massif du traitement du VIH ces dernières années,
le nombre de nouvelles infections n’a pas suffisamment baissé à
l’échelle mondiale chez les adultes.
Trois raisons interconnectées semblent expliquer l’échec de la mise
en oeuvre à grande échelle de programmes efficaces : manque d’engagement
politique et, par voie de conséquence, investissements
inadéquats ; réticence à traiter des questions sensibles concernant
les besoins et les droits sexuels et reproductifs des jeunes,
les populations clés et la réduction des risques ; enfin, absence
de mise en oeuvre systématique de la prévention, même lorsque
les environnements politiques le permettent. L’ONUSIDA s’efforce
de stimuler le leadership et la responsabilité sur la prévention
du VIH à l’échelon mondial et national, ainsi que d’accélérer la
mise en oeuvre de programmes de prévention efficaces du VIH
au niveau national, en donnant des orientations sur les approches
performantes pour atteindre les objectifs de prévention de la Déclaration
politique de 2016, qui incluent l’accès aux options de prévention
combinée, notamment les préservatifs, la PPrE, la réduction
des risques et la circoncision masculine médicale volontaire, pour
au moins 90 % des personnes exposées au risque d’ici à 2020,
en particulier les jeunes femmes et les filles dans les pays à forte
prévalence et les populations clés, la couverture de 3 millions de
personnes à haut risque avec la PPrE, la couverture de 25 millions
d’hommes avec la circoncision masculine médicale volontaire et la
distribution de 20 milliards de préservatifs dans les pays à revenu
faible et intermédiaire.
Le Directeur exécutif de l’ONUSIDA a appelé à la mise en place
d’une nouvelle coalition mondiale pour la prévention et à l’établissement
d’une feuille de route pour 2020.
Les objectifs de cette coalition sont les suivants : créer une plateforme
de décideurs, de responsables de programmes et de représentants
de la société civile sur la prévention du VIH afin de renforcer
l’engagement politique ; définir des étapes et des objectifs
critiques pour assurer un élargissement efficace des programmes
de prévention dans le cadre d’une feuille de route mondiale sur la
prévention ; et améliorer la redevabilité de toutes les parties prenantes
ainsi que l’appui technique aux programmes de prévention
du VIH, en faveur de l’accomplissement des objectifs et des engagements
de la Déclaration politique de 2016 en matière de prévention.