Moins de poursuites contre les porteurs
du VIH
(Le Devoir)
Ottawa a entendu le milieu de la lutte contre la criminalisation de la séropositivité. La ministre fédérale de la Justice a formulé de nouvelles directives afin de limiter les poursuites criminelles contre les porteurs du VIH qui auraient omis de divulguer leur statut à un partenaire sexuel. Le milieu applaudit et invite les provinces à emboîter le pas. Désormais, un seul des deux critères peut être rempli pour rendre la divulgation facultative. Une personne ayant une charge virale supprimée (moins de 200 copies du virus par millilitre de sang) peut avoir une relation sexuelle non protégée avec un partenaire sans l’informer de son statut. Une personne ayant une charge virale rendant possible la transmission ne pourra pas non plus être poursuivie pour non-divulgation si un condom a été utilisé.
Le VIH continue de progresser au Manitoba
(Radio-Canada)
Le Manitoba a la deuxième plus forte prévalence du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) au Canada, après la Saskatchewan. «Chaque année, il y a à peu près 100 nouvelles personnes qui entrent dans le programme de VIH du Manitoba pour se soigner et à peu près 70 % d’entre elles sont des nouveaux cas», indique l’agente des programmes liés au VIH au centre Nine Circles, Stéphanie Van Haute.
La BBC diffuse une information contradictoire sur le VIH et la salive
(Roger-Luc Chayer – Magazine Gay Globe)
Selon le journaliste Pablo Uchoa de la BBC World Service, la possibilité de transmettre le VIH par la salive est un mythe qui ne trouve aucun justificatif dans la science. Cette affirmation peut faire sursauter, surtout quand ça fait près de 30 qu’on publie sur le VIH! Mais l’affirmation de la BBC n’est pas aussi simple que ça. Selon le site Internet de la Clinique l’Actuel de Montréal, référence mondiale en matière de VIH, le baiser sans échange de salive ne comporte aucun risque, alors que le baiser AVEC échange de salive est un «risque nul ou très, très faible». Il y a donc une nuance importante à faire.
Dans les faits, il existe une confusion entre la transmission par la salive et une transmission du VIH via la bouche. La salive peut devenir un mode de transmission si elle contient du sang, comme dans le cas d’un brossage énergique récent causant des micro-blessures aux gencives ou par le passage d’une soie dentaire qui blesserait la gencive. La gingivite peut aussi causer des saignements qui, si la personne est atteinte d’un VIH non traité ou mal contrôlé, peuvent contaminer une autre personne qui aurait une petite plaie ouverte dans la bouche.
Voilà pourquoi on parle de risque théorique de transmission du VIH par la salive, seulement si certaines conditions très précises sont réunies. Enfin, il faut savoir que la salive pure, ne contenant aucun saignement, n’est pas un mode de transmission du VIH!