
Recherches par: Magazine Gay Globe (Image: Prevent-and-protect.com)
Alerte à la super-gonorrhée à Montréal
Par: Magazine Gay Globe, selon la Direction régionale de santé publique de Montréal – Le 24 avril dernier, la Santé publique de Montréal lançait une alerte concernant l’arrivée d’une variante de la gonorrhée à Montréal : la Neisseria gonorrhoeae, une souche résistante aux antibiotiques.
Selon l’alerte relayée par notre ami le Dr Réjean Thomas de la Clinique l’Actuel, Parmi les Montréalais, le nombre de cas de gonorrhée déclarés en mars 2025 a augmenté de 16 % par rapport au même mois de l’année précédente. Au cours des dix dernières années, le taux d’incidence des cas de gonorrhée à Montréal a presque triplé. La hausse de la gonorrhée s’inscrit dans une recrudescence importante de la majorité des infections transmissibles sexuellement et par le sang.
La ceftriaxone et la céfixime sont les traitements de 1er et 2e choix pour la gonorrhée au Québec, selon les guides de traitement pharmacologique de l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS). Dans la région de Montréal, deux cas non sensibles à une céphalosporine de 3e génération ont été identifiés en 2024, alors qu’aucun n’avait été détecté depuis 2020.
Une souche de NG ultrarésistante a été déclarée en juin 2024 chez une personne ayant voyagé en Asie (les NG résistantes sont extrêmement fréquentes dans les régions de l’OMS de l’Asie du Sud-Est et du Pacifique occidental) ;
Une souche de NG non sensible à la ceftriaxone et à la céfixime a été déclarée en octobre 2024 chez une personne sans antécédent de voyage et sans lien avec le premier cas.
La Neisseria gonorrhoeae peut entraîner des complications graves si elle n’est pas traitée, comme des infections pelviennes, une stérilité, des douleurs chroniques, des infections articulaires ou oculaires, et une propagation de la bactérie dans le sang, pouvant devenir mortelle. Elle augmente aussi le risque de transmission du VIH.
Le condom reste la meilleure protection et fait à noter, la DoxyPrEP (prise de doxycycline en prévention après une relation sexuelle à risque) a démontré une certaine efficacité contre Chlamydia trachomatis et Treponema pallidum (syphilis), mais pas contre Neisseria gonorrhoeae de manière fiable. Cela s’explique notamment par le fait que beaucoup de souches de gonorrhée sont déjà résistantes à la doxycycline, particulièrement en Amérique du Nord.
Homosexualité et genre : la Cour suprême américaine met son nez dans les manuels scolaires
Par Libération et AFP- La conservatrice Cour suprême américaine doit examiner ce mardi le droit revendiqué par des parents d’élèves, au nom de leur liberté religieuse, à être avisés lorsque des livres abordant les questions de l’homosexualité et du genre sont utilisés en cours afin de pouvoir en retirer leurs enfants. La décision des neuf juges, six conservateurs et trois progressistes, est attendue d’ici le terme de la session actuelle de la cour, fin juin.
PUBLICITÉ
