Pour la première fois des chercheurs américains, en col- laboration avec des scientifiques du continent africain, ont réussi à calculer les risques de transmission du VIH-1 par
acte sexuel avec un partenaire infecté. Leur étude parue
dans le Journal of Infectious Diseases confirmerait que la charge virale du partenaire infecté est la principale variable
et le principal facteur de risques, quand aucun moyen de prévention n’est utilisé. Les chercheurs ont ainsi constaté
que le taux de transmission moyen était d’environ 1 pour
900 actes sexuels et que plus la charge virale était impor- L tante, plus le risque de contamination était élevée. Par ailleurs, l’étude confirme que la circoncision masculine per-
met de réduire la transmission de moitié et que le préserva- tif reste le meilleur moyen de lutter contre le VIH avec un taux de réduction des risques de plus de 78 %.
L’Agence nationale de recherche sur le sida lance un essai auprès des hommes homosexuels pour tester l’effet protec- teur d’un traitement antirétroviral, pris de façon préventive pendant les périodes d’activité sexuelle. Il se déroulera à l’hôpital Saint-Louis et à l’hôpital Tenon à Paris, ainsi qu’à l’hôpital de la Croix-Rousse à Lyon, et concernera 1.900 per- sonnes, incitées à utiliser également le préservatif. On ob- serve en effet, depuis une dizaine d’années, une hausse des comportements à risque parmi les gais des pays développés, avec un refus du préservatif, qui incite à repenser la démar- che préventive. Différentes études sur l’efficacité préventive des anti-rétroviraux ont déjà été réalisées avec des résultats contradictoires.
a stratégie du traitement préventif des nouveaux cas d’infections au virus du sida a fait ses preuves en Colom- bie-Britannique, et cette ap- proche devrait être adoptée à l’échelle du pays, a plaidé un chercheur de cette pro- vince. Les anti-rétroviraux permettent de freiner la multiplication des cellules infectées dans les fluides du corps d’une personne séro- positive.
Un essai clinique, mené auprès de 1763 couples dont l’un des partenaires savait qu’il était infecté par le virus du sida, a démontré que le traitement par anti-rétrovi- raux réduisait de 96 pour cent les risques de transmis- sion de la maladie à l’autre
Selon une étude américaine, seuls 12 % des macaques partenaire.
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vaccinés ont développé le Sida suite à une injection du virus, contre 75 % des individus non protégés. Ces résultats, combinés à ceux déjà réalisés sur l’Homme, laissent entrevoir de belles perspectives pour se prému- nir de la terrible maladie.