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Il fait toujours autant débat en France, mais à plus de 10 000 kilomètres de là, il va passer sans encombre. La Nouvelle-Zélande s’apprête à voter pour le mariage homosexuel lors d’un vote parlementaire ce mardi. Il s’agit du troisième et dernier passage du texte devant les députés, qui devraient l’approuver à une large majorité. Lors du précédent passage, ils avaient été 77 à voter pour (dont le Premier ministre John Key) et 43 contre. Le nouveau texte qualifie le mariage d' »union entre deux personnes quels que soient leur sexe, leur orientation sexuelle ou leur identité de genre ».
L’union civile déjà autorisée pour les couples homosexuels
« Cela fera une grande différence », a déclaré à l’AFP Joseph Habgood, coordonnateur de la campagne LegaliseLove (légalisez l’amour) à Wellington. « Pas seulement pour les couples qui veulent se marier mais aussi pour les jeunes qui ont des difficultés avec leur sexualité ». Avec ce texte, « le Parlement lance un message qui dit : ‘on vous prend en compte, vous êtes égaux’, a ajouté le militant. Cette réforme a été promue par Louisa Wall, députée homosexuelle du Parti travailliste (centre gauche), qui estimait que l’institution du mariage devait être modernisée et ouverte à toutes les personnes.
Le texte a soulevé la fronde des associations conservatrices, telles que Family First, qui accuse les responsables politiques de miner l’institution traditionnelle du mariage sous la pression des militants homosexuels. Le schéma est à peu près le même qu’en France : l’Hexagone a dépénalisé l’homosexualité en 1982, la Nouvelle-Zélande en 1985. Un peu moins de trente ans plus tard, les deux pays sautent le pas en légalisant le mariage. Mais Wellington avait déjà pris de l’avance sur Paris : depuis 2005, les couples de même sexe ont en effet droit à l’union civile, avec une législation très proche du mariage. Beaucoup plus, en tout cas, que le Pacs instauré en France en 1999.