
(English below)
Roger-Luc Chayer (Photo : Laurent Cipriani / Associated Press)
Le Comité International Olympique a annoncé hier que les athlètes transféminines ne seraient pas autorisées à participer aux Jeux olympiques de Los Angeles en 2028.
Selon le CIO, la politique explique que, pour toutes les disciplines inscrites au programme sportif d’un événement du Comité International Olympique, y compris les Jeux olympiques, et pour les sports individuels comme collectifs, l’admissibilité à toute catégorie féminine est limitée aux femmes biologiques.
Un test du gène SRY au cœur des nouvelles règles
L’éligibilité à la catégorie féminine doit d’abord être déterminée par un dépistage du gène SRY afin de détecter son absence ou sa présence.
Selon les données scientifiques, le CIO considère que la présence du gène SRY est permanente tout au long de la vie et constitue une preuve très fiable qu’un athlète a connu un développement sexuel masculin. De plus, le CIO estime que le dépistage du gène SRY, réalisé par salive, écouvillon buccal ou prélèvement sanguin, est peu intrusif comparé à d’autres méthodes.
Les athlètes testés négatifs au gène SRY satisfont définitivement aux critères d’admissibilité pour la catégorie féminine. Sauf erreur suspectée, ce test n’est effectué qu’une seule fois dans la vie.
À l’exception rare des athlètes diagnostiqués avec un syndrome d’insensibilité complète aux androgènes (CAIS) ou d’autres variations du développement sexuel (DSD) ne bénéficiant pas des effets de la testostérone, aucun athlète testé positif au gène SRY n’est admissible à la catégorie féminine lors d’un événement du CIO.
Des catégories alternatives pour certains athlètes
Les athlètes testés positifs, y compris les personnes transgenres XY ou présentant certaines variations XY, peuvent participer à d’autres catégories pour lesquelles ils sont admissibles, notamment les catégories masculines, mixtes ou ouvertes.
La présidente du CIO, Kirsty Coventry, a déclaré que cette politique vise à garantir une compétition équitable, fondée sur la science et l’expertise médicale. Elle souligne que même de faibles différences peuvent décider d’une victoire, rendant inéquitable la participation d’hommes biologiques dans les catégories féminines, et parfois dangereuse dans certains sports.
Elle insiste aussi sur le respect, la dignité des athlètes, et sur le fait que le dépistage ne doit être effectué qu’une seule fois, avec accompagnement et soutien.
Pourquoi cette politique ?
Elle a été élaborée pour protéger la catégorie féminine tout en respectant les évolutions scientifiques et juridiques, notamment en matière de droits humains. Elle repose sur l’idée largement admise que la catégorie féminine est essentielle pour garantir une égalité d’accès au sport de haut niveau.
Conclusions du groupe de travail
Le groupe a conclu que le sexe masculin confère un avantage de performance dans les sports reposant sur la force, la puissance et l’endurance. Pour garantir l’équité et la sécurité, notamment dans les sports de contact, l’admissibilité doit donc être basée sur le sexe biologique.
Élaboration de la politique
Cette politique résulte d’un processus mené entre 2024 et 2026, incluant des experts internationaux en science, médecine, éthique et droit, ainsi que des consultations auprès d’athlètes et d’organisations sportives.
Les retours des athlètes ont montré un consensus fort en faveur de règles claires, scientifiques, garantissant l’équité et la sécurité.
La politique adopte une approche centrée sur l’athlète, mettant l’accent sur la dignité, la santé, la confidentialité et le bien-être. Elle prévoit également un accompagnement éducatif et psychologique, ainsi que des mécanismes de soutien et de protection.
Mise en œuvre de la nouvelle réglementation
Cette politique doit être adoptée par les fédérations sportives internationales et les comités olympiques nationaux pour les événements relevant du CIO. Elle remplace les directives précédentes sur l’équité et l’inclusion.
Elle ne s’applique pas aux sports amateurs ou récréatifs.
PUBLICITÉ / ADVERTISING

The International Olympic Committee announced yesterday that transfeminine athletes will not be allowed to participate in the Olympic Games in Los Angeles in 2028.
According to the IOC, the policy explains that, for all disciplines included in the sports programme of an International Olympic Committee event, including the Olympic Games, and for both individual and team sports, eligibility for any female category is limited to biological females.
An SRY gene test at the heart of the new rules
Eligibility for the female category must first be determined by screening for the SRY gene to detect its absence or presence.
Based on scientific evidence, the IOC considers that the presence of the SRY gene is permanent throughout life and constitutes highly reliable proof that an athlete has experienced male sex development. Furthermore, the IOC considers that SRY gene screening, conducted via saliva, cheek swab or blood sample, is minimally intrusive compared to other methods.
Athletes who test negative for the SRY gene permanently meet the eligibility criteria for the female category. Unless an error is suspected, this test is carried out only once in a lifetime.
With the rare exception of athletes diagnosed with Complete Androgen Insensitivity Syndrome (CAIS) or other variations in sex development (DSD) who do not benefit from the effects of testosterone, no athlete who tests positive for the SRY gene is eligible for the female category at an IOC event.
Alternative categories for some athletes
Athletes who test positive, including XY transgender individuals or those with certain XY variations, may compete in other categories for which they are eligible, including male, mixed, or open categories.
IOC President Kirsty Coventry stated that this policy aims to ensure fair competition, based on science and medical expertise. She emphasized that even small differences can determine victory, making the participation of biological males in female categories unfair, and in some sports, potentially unsafe.
She also stressed respect and dignity for athletes, and that screening should only be conducted once, with appropriate support and guidance.
Why this policy?
It was developed to protect the female category while respecting scientific and legal developments, particularly in the area of human rights. It is based on the widely accepted idea that the female category is essential to ensure equal access to elite sport.
Working group conclusions
The group concluded that male sex provides a performance advantage in sports relying on strength, power, and endurance. To ensure fairness and safety, particularly in contact sports, eligibility should therefore be based on biological sex.
Development of the policy
This policy is the result of a process conducted between 2024 and 2026, involving international experts in science, medicine, ethics, and law, as well as consultations with athletes and sports organizations.
Feedback from athletes showed a strong consensus in favor of clear, science-based rules ensuring fairness and safety.
The policy adopts an athlete-centered approach, emphasizing dignity, health, confidentiality, and well-being. It also provides for educational and psychological support, as well as protection mechanisms.
Implementation of the new regulation
This policy must be adopted by international sports federations and national Olympic committees for events under IOC jurisdiction. It replaces previous guidelines on fairness and inclusion.
It does not apply to amateur or recreational sports.
PUBLICITÉ / ADVERTISING

LIRE AUSSI / READ ALSO :
1. L’évolution de l’acronyme LGBT : Significations, histoire et débats
Description : Cet article explore l’historique et les débats autour de l’acronyme LGBT, expliquant chaque lettre — dont le T pour transgenre / transsexual — ainsi que les enjeux d’un mouvement international visant à repenser la façon dont ces identités sont représentées.
🔗 https://gayglobe.net/levolution-de-lacronyme-lgbt-significations-histoire-et-debats/
2. The Evolution of the LGBT Acronym: Meanings, History, and Debates
Description : This English‑language version of the above article provides an in‑depth look at the origins, meanings, and international discussions around the LGBT acronym, including the place and understanding of “T” (transgender / transsexual) in community identity and history.
🔗 https://gayglobe.net/the-evolution-of-the-lgbt-acronym-meanings-history-and-debates/
3. Tag: transgender (English roundup of trans‑related pieces)
Description : This page gathers several English‑language summaries and articles tagged transgender, including explanations of the differences between terms like transvestite, drag queen, transgender person, as well as commentaries and linked discussions relevant to trans identities.
🔗 https://gayglobe.net/tag/transgender/