Roger-Luc Chayer
Depuis quelques mois, nous sommes les témoins impuissants de gestes et d’agressions à l’endroit de personnes des communautés LGBTQ et parfois, ces gestes sont d’une extrême violence. Chaque fois que des arrestations sont faites et que les accusés témoignent de leurs gestes, c’est toujours pour dire qu’ils regrettent et qu’ils se sentaient agressés par la visibilité des personnes homosexuelles ou trans.
Ce que je ne comprendrai jamais, car on peut être repentant une fois jugé (laissez-moi en douter), c’est en quoi est-ce que le fait de respirer pour deux personnes du même sexe peut être agressant pour quelqu’un? On va me répondre que la vue d’un couple homo qui s’aime fait ressortir une homophobie refoulée chez des personnes hétérosexuelles, etc, etc. Je-m’en-fiche! Qu’ils soient refoulés ou qu’ils ne recherchent que le plaisir causé par l’expression d’une haine extrême, un coup d’adrénaline, je-m’en-fiche!
Et entre nous, il y a bien pire dans la société que deux hommes qui se tiennent par la main, non? Le viol des enfants par des religieux, le viol de religieuses par des religieux, les nouvelles lois anti-avortement des États-Unis, les surdoses de Fentanyl qui tuent de nombreux Québécois et Montréalais, la misère humaine des quartiers défavorisés, la violence faite aux animaux, le Parti Libéral du Québec (oups je m’égare!!)… Comme le phénomène envers les LGBTQ s’amplifie continuellement avec les mois, il faut réfléchir un peu à ses origines. Je ne suis pas sociologue ni psychologue, mais dans plusieurs cas, les réseaux sociaux sont à blâmer en ce qu’ils diffusent des images de ces violences à des personnes qui n’ont pas toute l’intelligence pour en faire la part, encore moins pour les signaler à Twitter ou Facebook! Certaines personnes jouissent de voir un gai manger une bonne baffe et pour elles, c’est juste drôle, sans penser au mal physique et moral que de tels gestes causent.
Le «mobbing» n’est pas un phénomène nouveau et à l’ère de l’Internet, c’est encore plus facile d’adhérer à une pensée extrême et anormale en étant membre d’un groupe de personnes qui ont des idées similaires sans jamais se voir en personne. Je vois souvent de beaux couples de tous âges, hétéros, qui se tiennent par la main en marchant et, honnêtement, je-m’en-fiche! Bientôt, nous aurons une fierté gaie à l’année, quotidienne, et j’espère que rendu là, toute la population se dira, incluant les imbéciles qui veulent s’en prendre aux LGBTQ, «je-m’en-fiche!», mais nous n’y sommes pas encore!