CES GRANDS HOMOS DU PASSÉ

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Le Bataillon sacré était un corps d’élite, peut-être mythique, de l’armée thébaine, dans la Grèce antique. Il est parfois appelé légion thébaine, bien que cette expression désigne plus couramment une légion mentionnée par le martyrologe chrétien.

Le Bataillon sacré de Thèbes, évoqué dans son principe par Platon et Xénophon, dans sa réalité par Dinarque, est un hypothétique bataillon composé d’amants et d’aimés: «Thèbes fut une très grande cité à l’époque où Pélopidas conduisait le bataillon sacré». Il est mentionné aussi par Athénée, Hiéronymos de Rhodes et Polyen; Plutarque écrit: « […] certains disent qu’elle était composée d’érastes et d’éromènes ». Il aurait été un corps d’élite de 300 hommes, créé selon Plutarque par le commandant thébain Gorgidas: « Le Bataillon sacré avait été, dit-on, créé par Gorgidas. Il l’avait composé de trois cents hommes d’élite dont la cité prenait en charge l’entraînement et l’entretien, et qui campaient dans la Cadmée: c’est pourquoi on l’appelait le bataillon de la cité »
— Extrait de la traduction d’A.-M. Ozanam.

Le Bataillon sacré aurait été formé de 150 couples d’amants pédérastiques. Plutarque notait que, « selon certains », le Bataillon sacré était composé de 150 couples de pédérastes, ce qui représenterait l’origine de la formation du binôme en matière de tactique de combat. Gorgidas disposa d’abord le Bataillon sacré tout au long de la ligne de bataille thébaine, utilisant ces soldats d’élite pour renforcer la résolution des autres. Mais après que le Bataillon se fut distingué à Tégyres, Pélopidas l’utilisa comme une sorte de garde personnelle. Pendant trois décennies, ce corps d’élite continua de jouer un rôle important. Alors sous les ordres de Théagène — frère de Timoclée —, il fut détruit à la bataille de Chéronée en -338 par la cavalerie menée par le jeune Alexandre le Grand: 254 des 300 soldats furent alors tués et tous les autres blessés. Selon la tradition, Philippe II de Macédoine, s’arrêtant devant l’endroit où le Bataillon avait péri, s’écria: «Maudits soient ceux qui soupçonnent ces hommes d’avoir pu faire ou subir quoi que ce soit de honteux.» Les soldats tués furent enterrés plusieurs jours après la bataille dans une sépulture collective surmontée d’un lion de pierre (découverte en 1818), réplique du polyandrion de Thespini.

Thèbes est une ville grecque de Béotie, siège du « dème des Thébains ». Elle fut dans l’Antiquité l’une des principales cités de Grèce avec Sparte et Athènes, et était liée à de très nombreux mythes antiques. La position centrale de Thèbes, dans une région au relief peu escarpé, en faisait le croisement naturel des routes qui reliaient le golfe de Corinthe et l’Attique à la Grèce centrale et à l’Eubée, d’où son importance économique et militaire. La ville fut fondée à l’âge du Bronze et a livré des vestiges de l’époque mycénienne, des armes, de l’ivoire et des tablettes d’écriture.

Marcus Terentius Varron, dans son De re rustica, datant d’environ 37 av. J.-C., écrit que « la plus ancienne de toutes les cités est par tradition une ville grecque, Thèbes en Béotie, fondée par le roi Ogygès ». Il précise qu’elle a été fondée il y a « environ 2 100 ans, avant le déluge », ce qui situerait cette fondation vers 2140 av. J.-C. Battue à Chéronée (338) avec Athènes par Philippe II, elle se révolta en 335 à la mort de ce dernier et fut alors détruite par Alexandre. Elle fut reconstruite en 316 par Cassandre. Malgré cela, Thèbes ne retrouve jamais sa place dominante en Béotie. En 293, Démétrios Ier Poliorcète assiège Thèbes. La ville retrouve son indépendance en 287.

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