CES GRANDS HOMOS DU PASSÉ

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Jean-Jacques Régis de Cambacérès, duc de Parme, deuxième consul, puis archichancelier de l’Empire, est un jurisconsulte et un homme politique français, né le 18 octobre 1753 à Montpellier et mort le 8 mars 1824 à Paris.

Né à Montpellier dans une famille de magistrats appartenant à la vieille noblesse de robe de la ville, il fit ses études de droit à la faculté de Montpellier. Lorsque son père, Jean Antoine de Cambacérès, maire de Montpellier, connut des difficultés financières, il fut mis au ban de la société, ce qui marqua fortement Jean-Jacques Régis.

Dès 1789, il participe activement à la Révolution française, au conseil municipal de Montpellier, puis comme procureur syndic du district et président du tribunal criminel de l’Hérault. En 1792, il est élu député de l’Hérault à la Convention nationale. Pendant le procès de Louis XVI, il proteste que la Convention n’avait pas le pouvoir de siéger comme tribunal et exige que le roi disposât des moyens nécessaires pour sa défense. Il ne vote pas la mort, mais demande que Louis soit gardé en otage jusqu’à la paix, et qu’en cas d’invasion du territoire, il soit exécuté.

En 1814, il est, sans le titre, le véritable régent de France, ce qui ne l’empêche pas de voter au Sénat la déposition de Napoléon Ier. Il eut la part principale dans la rédaction du Code civil français et sut mettre à profit les travaux des grands jurisconsultes des siècles précédents, surtout ceux de Portalis ; c’est lui qui est l’auteur du «Discours préliminaire du Projet de code civil». Le 30 ventôse an XII (21 mars 1804), grâce à la stabilisation politique apportée par le Consulat, le « Code civil » est enfin promulgué.

L’hypothèse de son homosexualité et de son attirance pour les jeunes garçons repose sur des anecdotes et des allusions satiriques; ainsi, on rapporte qu’alors que Cambacérès arrivait en retard, disant à l’empereur qu’il avait été retenu par des dames, Napoléon aurait eu ce bon mot: «Quand on a rendez-vous avec l’Empereur, on dit à ces dames de prendre leurs cannes et leurs chapeaux et de foutre le camp.»

On cite aussi l’anecdote selon laquelle Talleyrand, voyant passer les trois consuls Bonaparte, Cambacérès et Lebrun, les nomma hic, haec, hoc (en latin : celui-ci, celle-là, ça), faisant référence à l’homosexualité de Cambacérès et à l’insignifiance de Lebrun. Dans une pièce satirique parue en 1815, Cambacérès ne reconnaît pas un jeune homme. «Allons, dit Napoléon à ce dernier, retournez-vous, que Son Altesse Sérénissime vous reconnaisse.» Selon Frédéric Martel, il avait reçu le sobriquet de Tante Turlurette.

Retiré de la vie politique lors du retour de la royauté, en 1814, il reprend du service pendant les Cent-Jours. Réintégré dans toutes ses dignités au retour de l’île d’Elbe, il est nommé le 2 juin 1815 Pair de France, président de la Chambre haute et, par intérim, ministre de la Justice, dont les fonctions sont exercées par M. Boulay de la Meurthe, conseiller d’État. Après la chute définitive de Napoléon il s’exila à Bruxelles d’un commun accord avec le gouvernement de Louis XVIII. Ayant perdu son titre de duc de Parme, il prend celui de duc de Cambacérès, titre qui sera confirmé à sa famille en 1857 sous le Second Empire. Il est autorisé à rentrer en France en 1818, mais ne jouera plus aucun rôle politique, et il meurt à Paris en 1824. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise.

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