Édito 133: GRETA GARBO: L’AMOUR LIBRE

Roger-Luc Chayer

Dans la très courte liste des grandes icônes culturelles qui ont eu une influence marquante chez les personnes des communautés LGBT, Greta Garbo est certainement dans le top 10 des stars mondiales.

Dotée de caractéristiques très rares à son époque dans le monde du cinéma, Greta Garbo avait, en plus d’une voix dramatico-grave, un regard lointain et une présence à l’écran qui dramatisait toute scène. Elle avait aussi une attitude professionnelle et des caprices dignes d’une très grande star, comme le refus assez rapide des interviews, pas de présence de l’actrice aux «premières», horaires de tournages fixes, plateaux non accessibles pour qui n’est pas membre de l’équipe du film en cours, etc.

Dans sa vie privée, Greta Garbo ne cachait pas ses amours bisexuels. Elle pouvait certainement être elle-même publiquement, cela ne changeait en rien son immense talent pour lequel elle était toujours sollicitée pour les plus grands rôles. Selon Wikipédia, «Greta Garbo était bisexuelle, et s’est engagée dans de notables relations amoureuses avec des hommes et des femmes. Elle aurait eu tendance à préférer les femmes, et à se désintéresser de la sexualité en mûrissant.

Il semblerait que Greta Garbo soit restée célibataire par amour pour l’actrice suédoise Mimi Pollak avec qui elle entretint une relation épistolaire qui dura soixante ans. À la naissance du fils de Mimi Pollak, elle expédia à celle-ci ce télégramme : «Incredibly proud to be a father» (« Incroyablement fière d’être père »).

Elle fut également la maîtresse du chef d’orchestre Leopold Stokowski qui avait quitté pour elle son épouse Olga Samaroff. En dépit de certaines rumeurs, il ne fut pas question de mariage entre eux. La femme de lettres Mercedes de Acosta, dont la correspondance avec Greta Garbo fut publiée en 2000, dit avoir eu une longue relation avec elle. Elle a également été liée de façon plus ou moins platonique avec les actrices Marlene Dietrich, Claudette Colbert, Joan Crawford, Louise Brooks, Ona Munson, et avec l’auteur Salka Viertel.»

Au plus fort de ses années au cinéma, de 1920 à 1941, elle montrait l’exemple en ne se souciant jamais de l’opinion des autres quant à ses choix amoureux. Décédée en 1990 à l’âge de 84 ans, Greta Garbo reste encore aujourd’hui la muse de millions d’hommes gais, comme l’ont été Dalida ou la reine déchue du disco Donna Summer.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *