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Mycoplasma genitalium est un mycoplasme endoparasitaire des cellules épithéliales du tractus urogénital humain, agent infectieux pathogène pour l’homme, responsable d’urétrites et d’autres maladies sexuellement transmissibles, éventuellement en association avec un autre mycoplasme.
Mycoplasma genitalium est un parasite. C’est une bactérie de très petite taille, à très petit génome et dépourvue de paroi cellulaire rigide, mais dotée d’une extrémité spécialisée dans l’adhérence physique aux cellules hôtes (cette pointe est appelée « tip » dans le jargon laborantin). Elle vit sur les cellules ciliées de l’épithélium du tractus urogénital des primates (dont l’humain) et dans les voies respiratoires. M. genitalium est la plus petite bactérie vivante connue et la seconde plus petite bactérie connue depuis la découverte de Candidatus Carsonella ruddii. Jusqu’au séquençage de Nanoarchaeum equitans en 2003, M. genitalium était considérée comme étant l’organisme avec le plus petit génome.
Des co-infections sont possibles avec d’autres mycoplasmes ou avec d’autres pathogènes. Le nombre de bactéries par millilitre d’échantillon est très variable.
Il pourrait s’agir d’un agent de maladies émergentes parce qu’elle n’a été découverte qu’en 1980 dans l’urètre de deux patients masculins présentant une urétrite non gonococcique (UNG) aiguë et peu après, recherchée et trouvée chez les femmes. Le nombre d’infections semble fortement et rapidement augmenter, comme pour celles, préoccupantes, induites par Chlamydia trachomatis également un critère. D’autres ITSS sont en pleine expansion, probablement en raison de la mondialisation des échanges.
On ne sait identifier cette espèce que depuis sa découverte en 1980. La symptomatologie des maladies induites par la bactérie n’étant pas spécifique, on ignore donc sa prévalence antérieurement aux études récentes. Elle est restée longtemps mal connue en raison d’une mise en culture lente et difficile (sur substrat acellulaire et un peu moins plutôt [pas clair] sur culture de cellules, à entretenir durant 3 semaines à plusieurs mois) – l’importance d’un éventuel portage asymptomatique et les seuils de pathogénicité pour l’homme et la femme sont inconnus, à différents âges de la vie et si des souches plus ou moins pathogènes existent. Mais l’intérêt scientifique et du Génie génétique pour cette espèce en a fait une vedette en raison de son génome qui est l’un des plus petits et légers connus (580 kb), ce qui aide les chercheurs à identifier les gènes indispensables à la vie bactérienne.
La bactérie M. genitalium induit des maladies différentes chez l’homme et la femme. Chez l’homme, des urétrites non gonococciques (UNG) aiguës et chroniques, avec éventuellement:
Épididymite;
Prostatite, éventuellement chronique ;
Infertilité;
Infection de spermatozoïdes;
Arthrite réactionnelle.
On observe généralement une immobilisation du spermatozoïde quand plusieurs bactéries y adhèrent, mais certains spermatozoïdes restent mobiles et se montrent capables d’ainsi transporter M. genitalium.
La maladie se traite par des antibiotiques généralement utilisés pour les infections à la gonorrhée.