MÉDAILLE ROYALE Un an plus tard en questions et réponses

Roger-Luc Chayer

Le 11 novembre 2012, je recevais, par ordre de la Reine Elizabeth II, une médaille honorifique soulignant ma contribution à deux éléments qui ont fait rayonner le Canada ici et à l’étranger soit, pour l’ensemble de ma carrière de journaliste et Éditeur de média gai et pour ma carrière de musicien classique et de chef d’orchestre en France.

Depuis cet honneur, dont il faut souligner la rareté puisqu’il s’agissait d’une première récompense royale décernée par la Souveraine du Canada à un éditeur de média gai et à un corniste (le cor est un instrument très peu connu de l’orchestre symphonique), de nombreuses questions me sont parvenues de la part de mes proches et du public. Je vais donc tenter d’y répondre de mon mieux et en profiter pour faire de l’info…

Les récompenses offertes par la Reine Élisabeth II comme chef d’État du Canada, qui est aussi le chef d’État du Québec, ne reposent sur aucun pré-requis politique. Peu importent les opinions politiques des personnes récompensées, les titres et honneurs sont offerts selon la carrière et les services rendus par les récipiendaires. En ce sens et malgré quelques rumeurs circulant généralement au Québec, de nombreux souverainistes ont souvent été récompensées par la Souveraine pour leurs contributions professionnelles, parfois personnelles, sans qu’on leur demande jamais pour qui ils votent ou quelles sont leurs allégeances politiques!

Est-ce qu’une médaille royale gérée par la Chancellerie des Distinctions Honorifiques du Canada est accompagnée d’une rente à vie ou d’une bourse? Non, aucune somme d’argent n’accompagne une décoration honorifique. L’État n’a pas à payer pour honorer les personnes.

Est-ce qu’une récompense honorifique est reconnue à l’extérieur du Canada? Oui et ceci démontre justement le caractère honorifique de telles médailles. Par exemple, dans mon cas, possédant la double nationalité canadienne et française, j’ai reçu peu de temps après la remise, une lettre de Monsieur le Président Hollande, de la France, qui me félicitait pour cette attribution. Même chose avec le Maire de Nice, ma ville d’adoption française. On m’a souvent demandé ce que signifiait pour moi une telle reconnaissance.? Le fait d’être reconnu et récompensé pour avoir oeuvré dans un type de journalisme complexe et pour avoir osé tenir tête à la mafia rose au fil des années me donne un grand sentiment du devoir accompli, même chose avec le fait d’avoir pu faire connaître commercialement, par mes productions de CD, un instrument de musique rare (cor). Ce sentiment m’oblige à m’améliorer et c’est dans les pages de ce magazine que je m’y emploie.