INvest
L’entrée en phase d’essais sur l’homme constitue un premier succès pour la start-up Biosantech SA, implantée à Sophia Antipolis.
Le vaccin du Dr Erwann Loret, destiné au traitement des personnes atteintes du Sida, stimule la production d’anticorps qui neutralisent une protéine virale empêchant l’élimination des cellules infectées. La piste, issue de 13 années de recherches, semble prometteuse et doit être validée par un premier essai clinique : quelque 1 500 premiers vaccins fabriqués par le laboratoire sophipolitain Biosantech SA vont servir cet essai auprès de 48 séropositifs volontaires dans le service de maladies infectieuses de la Conception, à Marseille, a annoncé le 29 janvier le journal La Provence. « À l’issue de cette première phase, qui doit durer environ un an, la dose optimale devrait alors être connue. Un deuxième test sera alors lancé sur 80 volontaires. » Il s’agit de savoir si le vaccin peut remplacer les trithérapies, un traitement actuellement efficace mais lourd et coûteux. De premières études sur le macaque semblaient par ailleurs indiquer que le vaccin pourrait également avoir un effet préventif.
La technologie du Dr Loret avait été brevetée par l’université Aix-Marseille Université et le CNRS. Un contrat de licence de brevet a été octroyé en juin dernier à Biosantech SA, sous l’égide de la Société d’Accélération du Transfert de Technologie (SATT) de la région PACA et de la Corse, issue du programme Investissements d’avenir.
Basée à Sophia Antipolis et présidée par Corinne Treger, Biosantech SA a pour mission de promouvoir et développer un vaccin contre les différents types et sous-types de virus responsables du SIDA. En cas de succès de ces essais cliniques, elle pourrait chercher un partenariat avec un laboratoire pharmaceutique qui permettrait d’engager une étude clinique de phase III, préalable à la mise sur le marché du vaccin.