Éditorial Gay Globe Magazine #113

Roger-Luc Chayer

Depuis des années maintenant on se questionne non plus sur l’avenir du Village gai de Montréal mais sur ce qu’il en est devenu, sur l’état actuel de la situation et sur ce qui l’a mené vers une sorte de cul-de-sac socio-économique. Il est clair que la décriminalisation des années 2000 sous Gérald Tremblay a été le début du processus quant à la prostitution, la consommation de drogue et l’itinérance. Cette décriminalisation qui proposait de laisser le Centre-sud (Village) recevoir tous les organismes liés à la prostitution, à l’itinérance et plutôt que d’intervenir criminellement, la police devait plutôt tolérer, tout en offrant de l’aide et des conseils. Tout en conservant la criminalisation dans tous les autres arrondissements de Montréal, il y avait une sorte de «sauf conduit»seulement dans le Village et c’est alors que se sont agglutinés l’essentiel des prostitués mâles et femelles, des itinérants et de nombreux cas de désinstitutionnalisation de patients des hôpitaux psychiatriques. Le Village est devenu techniquement et le plus légalement du monde, le point le plus chaud au Québec en matière sociale et cela tout juste après des années d’investissements variés de la part de la communauté gaie qui s’y était regroupée autour de très nombreux commerces élégants et rentables. La valeur des immeubles et des condos s’est mise à chuter, les commerces à fermer en grand nombre et on sait où nous en sommes aujourd’hui. Il ne suffit pas de se plaindre tout le temps, mais bien de réfléchir à des pistes sérieuses de solutions et c’est à l’invitation de Gay Globe que quelques personnalités influentes montréalaises se sont prononcées. À lire dans nos pages…

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