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Les statistiques ont été lancées à l’entrée en vigueur de la loi, le 18 mai 2006. Le premier cas d’un enfant confié à un couple homo en vue d’une adoption remonte à 2008. Il y a eu ensuite un ou deux cas par an, avec une pointe de sept cas en 2015 et un seul dossier qui a abouti en 2016… jusqu’à ce jour en tout cas. « Il s’agit là d’adoptions extra-familiales internes (enfants nés en Belgique) encadrées par l’un des organismes d’adoption agréés (OAA) de la Fédération Wallonie-Bruxelles », explique-t-on au cabinet du ministre Rachid Madrane, en charge de ces dossiers pour la Fédération. « Aucune adoption internationale extra-familiale n’a à ce jour été recensée. »
Les raisons ? Les chiffres des adoptions internationales, tous couples confondus, ont plongé depuis le début des années 2000. On est passé de près de 300 adoptions internationales en 2003 à un peu plus de cent en 2015. « La Chine était l’un des pays avec lesquels nous travaillions », reprend le cabinet. « Le niveau économique s’améliore là-bas, il y a donc moins d’enfants adoptables et ceux qui peuvent l’être sont adoptés par d’autres parents chinois. »