VIH: LA BITHÉRAPIE

Dans les pays à faible revenu, l’allégement des traitements pour les patients séropositifs au VIH est un enjeu majeur. Un essai mené dans trois pays d’Afrique a permis de passer de la trithérapie à une bithé- rapie en deuxième ligne de traitement. Des résultats prometteurs.

« Les traitements de seconde ligne contre le VIH recommandés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans les pays à ressources limitées ont une très bonne efficacité », souligne l’AN- RS. Cependant, il serait bénéfique d’alléger ces thérapeutiques en trithérapie, pour en améliorer l’observance notamment. L’enjeu? Maintenir une charge virale indétectable avec des traitements moins lourds.

Deux stratégies ont été comparées au cours de l’essai clinique ANRS 12286 MOBIDIP mené au Cameroun, au Burkina Faso et au Sénégal entre 2014 et 2016. Une monothérapie à base d’inhi- biteur de la protéase boosté (IPB) et une bithérapie associant ce dernier à la lamivudine. Peu chère, bien tolérée et souvent utilisée dans les traitements de première ligne, celle-ci a déjà montré une bonne efficacité.

Les 265 patients suivis pendant une durée de 96 semaines pré- sentaient, au début de l’étude, une charge virale inférieure à 200 copies/ml. La moitié des patients de l’étude a reçu la monothérapie et l’autre moitié la bithérapie. Objectif, comparer les taux d’échec des deux stratégies en guettant une éventuelle remontée de la charge virale au-dessus de 500 copies/ml. Résultats, « la bithé- rapie associant la lamivudine a montré seulement 3 % d’échec, contre 24,8 % pour la monothérapie », indiquent les auteurs.

Lesquels ont également constaté une plus forte augmentation des lymphocytes CD4 chez les patients suivant la bithérapie, signe de renforcement du système immunitaire.

« L’essai a ainsi permis de valider, pour la première fois, une stra- tégie d’allégement thérapeutique de deuxième ligne, moins chère et mieux tolérée que les trithérapies chez des patients présentant de multiples mutations », concluent les auteurs. « Cette bithérapie pourrait ainsi répondre aux contraintes économiques et de suivi virologique qui pèsent sur les pays aux ressources limitées. »

Un million de bananes contaminées par le VIH?

Complètement faux!

(20minutes.fr)

C’est une intox qui circule régulièrement sur Internet. Et ce, depuis des années. Un million de bananes auraient été contaminées avec le VIH suite à une injection. Le Mexique, le Canada, les États-Unis, l’Argentine et le Brésil seraient les pays les plus à risque « en raison des grandes quantités qu’ils achètent régulièrement. » Cette intox n’a aucun fondement. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui aurait prétendument alerté sur le sujet, n’a jamais publié une telle nouvelle. Quid de la transmission du virus par une banane ? Selon l’OMS, « le VIH peut se transmettre par le contact étroit et non protégé avec les liquides organiques d’un sujet infecté : sang, lait maternel, sperme et sécrétions vaginales. On ne contracte pas l’infection lors des gestes courants de la vie quotidienne : baisers, étreintes, poignées de mains, partage d’objets personnels, inges- tion d’eau ou de nourriture. »

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