CES GRANDS HOMOS DU PASSÉ: Néron

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Néron né Lucius Domitius Ahenobarbus le 15 décembre 37 à Antium
et mort le 9 juin 681 à Rome. Il est le cinquième et dernier
empereur romain de la dynastie Julio-Claudienne; il régna de 54 à
68 (apr. J.-C.). Il accède au trône le 13 octobre 54, à la mort de son
grand-oncle et père adoptif Claudius, Empereur de Rome. En 66, il
ajoute le titre Imperator à son nom. Il est dépossédé de son pouvoir
en 68 et se suicide assisté de son scribe Épaphrodite.
Bien que Sénèque ait été son précepteur, on se souvient de lui
comme d’un despote cruel, notamment pour avoir assassiné sa
mère Agrippine en 59, et pour ses persécutions des chrétiens. Il est
célèbre pour avoir bâti la Domus Aurea, après l’incendie de Rome
de juillet 64, et pour être un prince poète, chanteur et musicien,
un grand organisateur de célébrations sportives et artistiques (les
Neronia). Il est aussi un homme d’une ambition démesurée, ayant
lutté de toutes ses forces contre l’immense conjuration politique
dressée contre lui. Certains historiens débattent de la folie, réelle
ou mise en scène, de Néron.
Alors que ses conseillers s’occupaient des affaires de l’État, Néron
s’entourait d’un cercle de proches. Les historiens romains rapportent
des nuits de débauche et de violence, alors que les affaires
plus banales de la politique étaient négligées. Marcus Salvius
Otho était au nombre de ces nouveaux favoris. À tous points de
vue, Othon était aussi débauché que Néron, mais il devint aussi
intime qu’un frère. Certaines sources considèrent même qu’ils ont
été amants. Othon aurait présenté à Néron une femme qui aurait
d’abord épousé le favori, puis l’empereur. Poppée (Poppaea Sabina)
était décrite comme une femme de grande beauté, pleine
de charme, et d’intelligence. On peut trouver dans de nombreuses sources les rumeurs d’un triangle amoureux entre Néron, Othon,
et Poppée. Le tournant suivant fut l’année 62, pour plusieurs raisons.
La première fut un changement parmi ses conseillers. Burrus
mourut et Sénèque demanda à Néron la permission de se retirer
des affaires publiques. Leur remplaçant aux postes de préfet du
prétoire et de conseiller fut Tigellin. Il avait été banni en 39 par Caligula,
accusé d’adultère avec à la fois Agrippine et Livilla.
Il avait été rappelé d’exil par Claude, puis avait réussi à devenir un
proche de Néron (et peut-être son amant). De retour à Rome après
une tournée, Néron trouva une atmosphère glaciale; Gaius Julius
Vindex, le gouverneur de la Gaule lyonnaise, se révolta, ce qui
amena Néron à une chasse de toute menace éventuelle. Il ordonna
l’élimination de tout patricien avec des idées suspectes.
Le Sénat démit Néron. Apprenant que les sénateurs allaient lui
imposer le supplice des parricides (le culleus: recouvert d’une cagoule,
cousu dans un sac de cuir dans lequel étaient introduits des
animaux — coq, chien et serpent — le supplicié est jeté dans le
Tibre), il fut contraint au suicide: abandonné de tous, il se réfugia
dans la maison de campagne de Phaon, son fidèle affranchi. Suivant
Suétone, peu avant de mourir, il répétait : « Quel grand artiste
périt avec moi ! » (Qualis artifex pereo) et cita encore un vers de
l’Iliade (« Le galop des coursiers résonne à mes oreilles »), en
entendant les cavaliers venus se saisir de lui, avant qu’il se poignarde
à la gorge le 9 juin 68, aidé de son secrétaire Épaphrodite.
Avec sa mort, la dynastie julio-claudienne prit fin. Le sénat vota sa
damnatio memoriae, maudissant sa mémoire. Plusieurs guerres civiles
s’ensuivirent lors de l’année 69, année des quatre empereurs.

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