Éditorial Gay Globe Magazine 73

Un dossier bâclé,
mal défendu et
honteusement rétro
secoue Québec…

À la fin de l’année 2010, à Québec, j’ai eu le triste privilège d’être le témoin d’un dossier impliquant les relations sexuelles d’un gai de Québec emprisonné depuis des semaines pour n’avoir pas porté de condom lors de ses relations alors qu’il se savait séropositif.

Les médias du Québec en ont fait écho en long et en large mais est-ce que les vraies questions ont été posées? Est-ce qu’il s’agit vraiment d’une affaire de transmission du VIH ou est-ce qu’il ne s’agit pas plutôt d’une affaire d’enquête policière bâclée, de valeurs rétrogrades, de fausses accusations, de fausses victimes et surtout, de mentalités d’une autre époque?

L’affaire Steve Biron a fait la démonstration qu’à Québec, on pouvait retourner facilement aux valeurs des années ‘50 et que l’état de la science ne fait pas le poids face aux préjugés d’un système judiciaire en retard sur la réalité. Cette enquête de Gay Globe Magazine, qui met en évidence des faits nouveaux terrifiants,  met surtout en lumière les comportements absolument irresponsables de personnes qui se prétendent victimes mais qui, dans les faits, ne le sont peut-être pas tant que ça… Notre enquête est publiée en début de magazine, un suivi sera fait quant au sort de Steve Biron…

La suite du dossier Steve Biron

Dans les pages qui suivront, vous pourrez prendre connaissance de l’enquête complète sur l’Affaire Steve Biron mais depuis la rédaction du texte, de nombreux événements se sont ajoutés et une mise à jour s’impose dès l’Édito. Tout d’abord, les avocats de Steve déposeront sous peu une requête à la Cour d’Appel du Québec visant à faire casser le jugement qui maintien Steve en prison le temps des procédures. Nous ferons le suivi sur le résultat de l’appel sur le blogue de Gay Globe au www.gayglobe.us/blog. L’opinion publique, quant à elle, évoluait rapidement et prenait position en nette faveur de Steve suite à la publication de l’enquête en primeur sur notre site et à sa reprise dans les médias anglophones internationaux. Comme quoi il faut toujours attendre de prendre connaissance de toutes les versions d’une histoire avant de se faire une opinion. Le dossier Steve Biron en est l’exemple parfait.

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