CES GRANDS HOMOS DU PASSÉ

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Édouard II (25 avril 1284 – 21 septembre 1327), aussi appelé Édouard de Carnarvon, est roi d’Angleterre de 1307 jusqu’à sa déposition en janvier 1327.

Édouard a une relation privilégiée et controversée avec Pierre Gaveston, qui rejoint sa suite en 1300. La nature précise de leur relation reste incertaine : ils auraient pu être amis, amants ou frères de sang. L’arrogance et les pouvoirs de Gaveston en tant que favori royal déplaisent aux barons d’Angleterre ainsi qu’à la France. Édouard est contraint de l’exiler. À son retour, les barons forcent le roi à accepter des réformes sur les prérogatives royales, connues sous le nom d’ordonnances de 1311. Les barons, devenus désormais suffisamment puissants, bannissent une nouvelle fois Gaveston. Édouard répond à ces défiances en révoquant les réformes et en rappelant son favori. Conduit par le cousin d’Édouard, Thomas de Lancastre, un groupe de barons s’empare de Gaveston et le fait exécuter en 1312, débutant ainsi plusieurs années de confrontation avec le souverain. Les forces anglaises sont repoussées d’Écosse après une défaite retentissante à Bannockburn par le roi d’Écosse Robert Bruce en 1314. Une grande famine apparaît par la suite, et le mécontentement envers le roi grandit.

La relation d’Édouard avec Gaveston inspire en 1592 au dramaturge Christopher Marlowe la pièce Édouard II, ainsi que d’autres pièces ou films. Beaucoup se sont concentrés sur la possible relation sexuelle entre les deux hommes. Les contemporains d’Édouard II ont critiqué son exercice de l’autorité royale, notant ses échecs en Écosse et le régime oppressif à la fin de son règne, bien que les académiciens du XIXe siècle ont affirmé que la montée

en puissance du Parlement qui a lieu sous son règne a par la suite eu des conséquences satisfaisantes pour l’Angleterre sur le long terme. La preuve contemporaine soutenant l’hypothèse d’une relation homosexuelle avec Gaveston vient d’abord d’un chroniqueur anonyme des années 1320, qui décrit comment Édouard « ressentit tellement d’amour pour Gaveston qu’il entra dans une alliance de constance et se lia avec lui devant tous les autres mortels avec un lien d’amour indissoluble, formellement tracé et attaché avec un nœud ».

Une théorie plus récente, proposée par l’historien Pierre Chaplais, suggère qu’Édouard et Gaveston seraient entrés dans une sorte de fraternité adoptive. Les pactes de fraternité adoptive étaient communs au Moyen-Âge, notamment lorsque les participants juraient de s’assister dans une sorte de relation entre «frères d’armes». De nombreuses chroniques ont décrit la relation d’Édouard et Gaveston comme celle d’une fraternité, et une d’entre elles note en particulier qu’Édouard avait choisi Gaveston comme son frère adoptif. Chaplais déclare pour sa part que les deux amis auraient conclu leur pacte d’amitié en 1300 ou 1301 et auraient déclaré que toute promesse ultérieure de séparation serait considérée comme ayant été arrachée par la force et de fait jugée invalide.

Le 23 septembre 1327, Édouard III et sa mère Isabelle sont informés qu’Édouard II est mort à Berkeley la nuit du 21 septembre. En 1395, son arrière-petit-fils Richard II donne son soutien pour une tentative infructueuse de canonisation d’Édouard II. La tombe du roi est ouverte en 1855 par des fonctionnaires, découvrant un cercueil en bois, en bon état, et un cercueil de plomb scellé à l’intérieur. Elle demeure encore à Gloucester, où elle est massivement restaurée.

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