le telegramme
« Tu ne seras pas une pédale, mon fils ». Titre choc pour une conférence gesticulée indispensable, qui se tiendra le jeudi 11 décembre, au Mac Orlan, à l’initiative du Club loisirs action jeunesse (Claj), et dite par Ronan Pérot pour une nouvelle façon d’expliquer les choses. Le Club loisirs action jeunesse (Claj) a toujours promu l’éducation populaire et, dans la mouvance actuelle de ce concept, la conférence gesticulée fait figure de nouvelle forme de communication. Pour évoquer l’homophobie, rien de mieux que cette idée et que ce qu’en fait le Brestois Ronan Pérot, qui a déjà animé cette conférence, l’an passé, dans le pays de Morlaix. « Ce n’est pas du théâtre non plus, explique-t-il. Mais il existe une certaine forme de mise en scène simple qui aide à la diffusion du propos ». L’ajout de musique, « ici de photos », contribue à rendre plus attractif le thème développé. « L’an passé, nous avions organisé la même chose à propos de la sexualité féminine », rappelle Glen Falc’hon, du Claj. Situations vécues ou théoriques Cette année, ce sera donc au tour de Ronan Pérot de dévoiler cette réflexion autour de l’homophobie, nourrie de fragments de situations vécues ou théoriques. « Le spectacle se décompose en deux parties distinctes, dévoile-t-il. La première revient sur mon expérience propre, lorsque la seconde se veut plus engagée, plus politique au sens premier du terme ». Car Ronan Pérot a des choses à dire sur l’homophobie. Il veut témoigner sur sa « prise de conscience progressive des choses ». « J’ai fait mon « coming out » à 30 ans mais ce n’est que dix ans après, lors de la première conférence gesticulée, que je me suis senti réellement apaisé, en me mettant totalement à nu », confie-t-il. Développement le samedi d’après Ayant grandi à une époque où « on n’en parlait pas », le conférencier vit aujourd’hui à une époque où, selon lui, « un système a été mis en place par la Manif pour tous. Je n’en veux à personne en particulier, mais il faut bien admettre que ce système, via ses affiches et ses messages, entend conserver une société à la fois hétérosexuelle et sexiste. Car l’homophobie et le sexisme sont pour moi la même chose ». Ronan Pérot aura tout loisir de développer cette thèse le jeudi 11 décembre, à partir de 20 h, au Mac Orlan. « Il n’y aura pas de débat à la suite du discours, prévient-on d’emblée. Parce que nous préférons que les gens réfléchissent. En revanche, nous organiserons, le samedi suivant, un atelier dans la salle de la mairie des Quatre-Moulins pour celles et ceux qui le désirent. Il suffira de s’inscrire le soir de la conférence ». Le titre choc, entendu dans le cortège, devrait en inspirer un bon nombre… Pratique « Tu ne seras pas une pédale, mon fils », le jeudi 11 décembre, à 20 h, au Mac Orlan. Tarif libre (conseillé entre 4 et 10 €).
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