Travailler à Montréal ne suffirait plus

En effet, cette étude publiée par le Forum régional sur le développement social rapporte que plus de 341 000 travailleurs doivent se contenter de gains annuels inférieurs à 20 000 $, ce qui représente 40 pour cent de la main-dʼoeuvre de la région.
Lʼampleur du phénomène sʼexplique notamment par lʼaccroissement du travail atypique et lʼaffaiblissement du système de protection sociale. De 1979 à 1998, le salaire minimum a augmenté de 98 pour cent alors que le coût de la vie a crû de 127 pour cent. Les catégories de personnes les plus affectées sont celles qui sont sous-scolarisées: à Montréal 205 000 adultes nʼont pas complété leur 9e année dʼétudes et parmi les chefs de famille monoparentale, 36 000 sont rémunérés au salaire minimum. Lʼétude note aussi que le nombre de personnes qui vivent cette situation tend à sʼaccroître et que lʼécart entre leurs revenus et ceux des mieux nantis se creuse.
NDLR: en complément dʼinfo, lʼétude en question démontre que pour avoir le seuil de pauvreté à Montréal, il faut travailler 40 heures par semaine à 10$/heure. 40% des montréalais ne font pas le seuil de pauvreté et 20% des montréalais qui travaillent à temps plein sʼappauvrissent, un autre indice de la tiers-mondisation de la métropole.

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