TVA et le «journalisme criminel»

Est-ce que Québécor a le droit
de commettre un crime pour
faire valoir son point de vue?
Photos: TVA
C’est la question qui est sur toutes les lèvres des jour- nalistes du Québec, suite au dossier de J.E. portant sur les fausses prescriptions traitées par de simples appels télé- phoniques. Les journalistes de Québécor, sous prétexte de prouver que l’on pouvait obtenir une prescription allant de médicaments sans danger jusqu’à des narcotiques très puis- sants pouvant intéresser des narcotrafiquants, filmaient leur enquête alors qu’ils commettaient visiblement deux cri- mes graves qui étaient par la suite diffusés. Bel exemple?
Le premier, se faire passer pour médecin afin de commettre un acte dérogatoire et le second, obtenir des médicaments d’or- donnance sous de fausses représentations, frauduleusement.
Les questions éthiques soulevées par ces actes de journalistes soumis au même code d’éthique que les autres sont très graves. Est- ce qu’un journaliste, dans le cadre de ses fonctions, pour le bénéfice d’une entreprise de presse et dans le cadre d’un reportage à diffuser, a le droit de commettre un acte criminel?
Est-ce que les journalistes constituent une exception dans le code criminel si les actes sont posés dans le ca- dre de leurs fonctions? Est- ce que l’exception des jour- nalistes prime sur celle des juges, des policiers ou des dealers de drogues? Est-ce que ces crimes étaient com- mis en toute connaissance de cause par les journalistes de TVA?
Gay Globe Média a voulu sa- voir et une demande d’avis sur la question a été sou- mise à l’Ordre des Pharma- ciens du Québec, au Collège des Médecins et au Conseil de Presse, responsable de l’application des règles éthi- ques qui ne semblent pas être claires sur la question au Québec. Nous ferons le suivi de leurs réponses dans notre prochaine édition…

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