48- Découverte: le Maraviroc

Santé Canada accepte de
soumettre à un examen prio-
ritaire le maraviroc de Pfi zer,
nouveau médicament contre
le VIH
Plutôt que de sʼattaquer au virus
à lʼintérieur des leucocytes, le
maraviroc lʼempêche de pénétrer
dans les cellules non infectées en
bloquant leur porte dʼentrée prin-
cipale, soit le corécepteur CCR5.
Sʼil est homologué, le maraviroc
sera le premier agent dʼune nou-
velle classe de médicaments pris
par voie orale à être lancé sur le
marché depuis plus de dix ans; il
contribuerait ainsi à combler le
besoin urgent des patients infec-
tés par le VIH pour de nouvelles
approches en matière de prise
en charge de cette affection.
Pour faire lʼobjet dʼun examen
prioritaire, les médicaments
doivent pouvoir offrir, sʼils sont
homologués, un tableau général
risques-avantages plus favora-
ble dans la prise en charge dʼune
Montréal, le 20 mars 2007 – Plus tôt cette semaine, Santé Canada a accepté de soumettre à un examen prio-
ritaire le maraviroc, médicament administré par voie orale qui empêche le VIH de pénétrer dans les cellules
humaines.
Sʼil est homologué, le ma-
raviroc sera le premier médi-
cament anti-VIH destiné à la
voie orale lancé sur le marché
depuis plus de dix ans.
maladie ou dʼun état qui ne ré-
pond pas dʼune manière appro-
priée à un médicament actuelle-
ment commercialisé au Canada.
« Nous sommes très satisfaits
de la décision de Santé Canada
dʼévaluer le maraviroc en prio-
rité », déclare le Dr Bernard Pri-
gent, vice-président et directeur
médical de Pfi zer Canada.
« Nous croyons que les antago-
nistes du CCR5 deviendront rapi-
dement une classe thérapeutique
très importante pour les patients
qui présentent une résistance ou
une intolérance aux traitements
actuels », ajoute le Dr Prigent. La
décision de Santé Canada de sou-
mettre le maraviroc à un examen
prioritaire fait suite à la présenta-
tion, cette semaine, des résultats
dʼune étude déterminante sur le
Cette annonce fait suite à la
publication de nouveaux ré-
sultats cliniques qui montrent
que le maraviroc réduit signi-
fi cativement la charge virale
chez les patients déjà traités
par dʼautres médicaments.
maraviroc, lors de la XIVe
Conférence sur les rétrovirus
et les infections opportunistes
(CROI), une des plus impor-
tantes réunions dans le monde
portant sur la recherche en ma-
tière de VIH/sida. Ces résultats
montrent quʼenviron deux fois
plus de patients qui ont reçu le
maraviroc en plus de leur traite-
ment habituel affi chent des taux
sanguins de virus non détecta-
bles, comparativement à ceux
qui nʼont reçu que le traitement
optimisé. « Les données pro-
venant des études sont remar-
quablement constantes et mon-
trent que lʼajout du maraviroc
au traitement habituel entraîne
une réduction signifi cative de la
charge virale ainsi quʼune aug-
Le Programme dʼaccès
étendu permettra aux Cana-
diens dʼavoir accès à des mé-
dicaments expérimentaux qui
sʼattaquent au VIH dʼune ma-
nière entièrement différente.
mentation des taux de cellules
CD4 », affi rme le Dr Trottier,
médecin et directeur médical de
la recherche à la Clinique médi-
cale lʼActuel.
En décembre 2006, Pfi zer Inc a
annoncé quʼelle prévoyait met-
tre sur pied un programme mul-
tinational dʼaccès étendu, grâce
à un protocole dʼétude clinique
qui offrira le maraviroc à des
patients qui nʼont aucun ou pra-
tiquement aucun médicament
homologué à leur disposition en
raison dʼune résistance ou dʼune
intolérance aux traitements ac-
tuels. Santé Canada vient dʼap-
prouver ce programme, et lʼins-
cription des patients canadiens
devait sʼamorcer au cours des
prochaines semaines.