CES GRANDS LGBT DU PASSÉ

Wikipédia.org

Giuliano della Rovere, né le 5 décembre 1443 à Albisola près de Savone et mort à Rome dans la nuit du 20 au 21 février 1513, fut pape de 1503 à 1513 sous le nom de Jules II (en latin Julius II, en italien Giulio II).

Préoccupé de l’équilibre des puissances en Italie, cet ambitieux chef d’État, plus séculier que religieux, élimina tour à tour César Borgia, les Vénitiens puis les Français de la Romagne et du Milanais, accroissant simultanément le territoire des États pontificaux.

Originaire d’une riche famille de marchands de Savone, l’accession de son oncle Sixte IV au pontificat en 1471 lui permit de gravir rapidement les échelons de la hiérarchie ecclésiastique. Formé chez les Franciscains, son oncle devenu général de l’ordre le fit entrer au noviciat au couvent de Pérouse. Il ne semble pas avoir embrassé l’état monastique. En 1471, il fut ordonné évêque de Carpentras puis cardinal. Il fut évêque de Lausanne jusqu’en 1476, puis de Coutances, diocèse duquel il se démit en faveur de son neveu Galeas Della Rovere en 1477.

En 1474, il conduisit les troupes pontificales lors d’une campagne militaire pour ramener l’ordre à l’intérieur des États du pape. Après avoir soumis les cités de Lodi et Spolète, il assiégea Citta di Castello, dont le seigneur, Niccolò Vitelli, était un allié de Laurent de Médicis.

Le roi Louis XI accueillit le légat à Lyon le 15 juin 1476. Le cardinal quitta de nouveau Rome le 5 juin 1480, et arriva à Paris le 4 septembre. En effet, les Turcs avaient tenté d’occuper Rhodes en mai.

Afin d’organiser une croisade unie, il fallait établir diligemment une paix stable entre Louis XI et Maximilien Ier du Saint-Empire. À cause de Maximilien, il ne réussit pas à réaliser ce projet. Cependant, à la fin d’année, le légat put libérer le cardinal Jean de la Balue, enchaîné depuis 11 ans. Si l’on ignore sa mission suivante, il restait encore à Paris, puis à Avignon jusqu’au 18 novembre 1481.

Sous son pontificat, Jules II convoqua le Ve concile du Latran, créa la Garde suisse en 1506, posa la première pierre de la basilique Saint-Pierre de Rome commencée par Bramante, qu’acheva son successeur Léon X. Grand amateur d’arts il protégea Michel-Ange, auquel il commanda les grandes fresques de la Sixtine. Il fit venir à Rome de nombreux artistes. Il redessina la ville de Rome, faisant entrer son architecture et urbanisme dans la modernité.

Haï des Français, Jules II fut l’objet en France de représentations de plusieurs soties et moralités, dont les plus célèbres, la Chasse du cerf des cerfs et le Jeu du Prince des Sots de Pierre Gringore. Jean Lemaire de Belges publia un Traité des conciles et des schismes, qui prenait la défense de Louis XII contre le pape. Érasme écrivit contre lui une satire, Iulius exclusus de caelis, peut-être inspirée de l’Apocoloquintose.

Martin Luther vint à Rome sous le pontificat de Jules II. Il fut plus tard spécialement choqué par le relâchement moral du clergé romain et par la pratique de la vente des indulgences, utilisées sans retenue pour financer la construction de la basilique Saint-Pierre. La nature belliqueuse du pontificat de Jules II était en contradiction avec l’humanisme naissant et fut un des déclencheurs de la Réforme.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *