LA CORRUPTION LGBT

Roger-Luc Chayer

(Wikipédia) La corruption est la perversion ou le détournement d’un processus ou d’une interaction avec une ou plusieurs personnes dans le dessein, pour le corrupteur, d’obtenir des avantages ou des prérogatives particulières ou, pour le corrompu, d’obtenir une rétribution en échange de sa complaisance.

La corruption est un phénomène universel tant dans les sociétés démocratiques, autoritaires, que dans les groupes qui les composent. Le scandale des commandites a mis en évidence qu’elle existait dans le monde politique, la Commission Charbonneau dans le domaine de la construction et des transports, mais elle s’exerce aussi au sein de la communauté LGBT. Je parle ici essentiellement du monde communautaire. Par contre, il ne faut pas généraliser!

De nombreux organismes communautaires reçoivent des subventions, tant des gouvernements fédéral, provincial que municipal, certains bénéficiant aussi d’avantages fiscaux importants. Alors qu’à tous les niveaux de gouvernements il existe des outils de vérification et des systèmes visant à contrer la corruption, au sein des LGBT, oubliez ça, il n’existe aucun organisme ou service de surveillance de l’affectation des subventions et de leur bonne gestion, en principe équitable et honnête.

Par le passé et encore aujourd’hui, certains organismes LGBT, pas tous évidemment, mais suffisamment pour nuire à notre image collective, utilisent leurs subventions sans jamais justifier de leur gestion. Certains organismes vont jusqu’à recevoir des subventions publiques pour contrer la discrimination envers les LGBT mais sont les premiers à discriminer contre certains représentants gais. Ces gestes sont possibles parce qu’aucune loi n’encadre la possibilité de corruption au sein du communautaire LGBT.

Il serait plus que temps, selon certains responsables de groupes gais consultés par Gay Globe mais qui souhaitent garder l’anonymat, que les subventions publiques soient accompagnées d’une obligation de divulgation des états financiers des organismes bénéficiaires. En fait, une telle obligation permettrait d’une part de connaître l’utilisation des fonds publics par les groupes communautaires, mais les obligerait aussi d’autre part à une plus grande équité au sein du communautaire et vis-à-vis du reste de la société économique et financière LGBT.

Nous sommes encore trop souvent, même aujourd’hui, confrontés à des organisations subventionnées par l’État qui ne font des placements publicitaires que dans la revue gaie qui leur donne la meilleure ristourne, excluant les autres, exerçant par défaut une discrimination basée sur l’enrichissement qu’elles tirent de leurs choix «amicaux», pour ne pas dire incestueux. À quand une commission d’enquête sur la corruption dans le monde gai? Nous en verrions de toutes les couleurs, croyez-en mon expérience!

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *