À quelques mois de la légalisation du Cannabis au Canada, de nombreuses questions se posent sur les effets de cette drogue sur les personnes atteintes du VIH sous traitement antirétroviral et sur les autres sous PrEP. Un tour d’horizon sur les sites spécialisés nous donne un aperçu des conséquences positives ou négatives de cette consommation, seuls les organismes crédibles et sérieux ont été consultés évidemment. Voici nos résultats:
(Santé Log) Ces chercheurs de la Mount Sinai School of Medi- cine viennent de faire une découverte étonnante : Des composés chimiques du cannabis ou analogues, déclenchent des récepteurs sur les cellules immunitaires humaines capables d’inhiber le VIH à stade avancé du sida. Ces conclusions publiées dans l’édition en ligne de la revue PLoS ONE s’inspirent de l’action de ces récep- teurs cannabinoïdes pour développer de nouveaux médicaments permettant de ralentir la progression du sida.
(Cochrane) L‘utilisation du cannabis (marijuana), son ingrédient actif ou ses formes synthétiques, comme le dronabinol, est pré- conisée chez les patients atteints du VIH/SIDA en vue de stimu- ler l’appétit, de faciliter la prise de poids et de remonter le moral. Dans certains pays, le dronabinol est indiqué pour le traitement de l’anorexie liée au SIDA. Toutefois, les preuves concernant ses effets positifs chez les patients atteints du VIH/SIDA sont limitées et celles existantes peuvent subir des effets de biais. Les études réalisées incluaient un nombre réduit de participants et privilé- giaient les effets à court terme. Des données à plus long terme, ainsi que des données montrant un effet bénéfique en termes de survie, sont manquantes.
(Agence de la santé publique du Canada) Il y a de plus en plus de preuves qui indiquent que les réactions indésirables et la phar- macorésistance surviennent en raison d’interactions entre les pro- duits de santé naturels et les médicaments antirétroviraux. Les produits de santé naturels peuvent inclure les suppléments, les remèdes à base de plantes et les vitamines. Une récente étude des rapports sur les cas canadiens d’effets indésirables, ainsi que des études cliniques réalisées avec des humains pour les patients qui prennent des médicaments antirétroviraux et des produits de santé naturels, a établi que le risque de résistance et de modifica- tions thérapeutiques peut exister pendant l’utilisation simultanée de produits de santé naturels et de médicaments antirétroviraux incluant le cannabis.
(Santé Canada) Le cannabis peut interagir avec plusieurs médi- caments. Assurez-vous de dire à votre professionnel de la santé quels médicaments sur ordonnance ou en vente libre et quels pro- duits naturels vous prenez à l’heure actuelle, et particulièrement: les médicaments comme les antirétroviraux utilisés pour le trai- tement du VIH/sida, certains antidépresseurs, les inhibiteurs de sécrétion d’acide gastrique, certains antibiotiques et antifongiques.
(Parlement du Canada) Les travaux réalisés par Tashkin et al. indiquent que la consommation régulière de cannabis réduit la réaction immunitaire respiratoire aux organismes envahissants. D’autres études épidémiologiques réalisées chez des sujets infec- tés par le VIH ont révélé que le cannabis était un facteur de risque important pour l’acquisition de sarcomes opportunistes ou du sar- come de Kaposi.