L’ACTUALITÉ VIH/SIDA EN BREF

Les fausses idées se propagent chez
les jeunes
Selon: Francetvinfo

Des idées fausses qui ont la vie dure. Si la plupart des jeunes semblent bien informés des moyens de protection contre le virus du Sida, ce n’est pas le cas de tous. Selon un récent sondage, près de 20% des jeunes pensent que l’on contracte le virus en embrassant sur la bouche un séropositif ou alors que la pilule du lendemain guérit du sida. Les conseillères du planning familial le constatent tous les jours: les préjugés autour du sida ont la vie dure. «On va nous parler de modes de transmission qui n’ont rien à voir, comme ne pas boire dans le même verre qu’une autre personne», explique Laetitia Gisclard, coordinatrice du planning familial du Puy-de-Dôme. Avant d’ajouter : «Ou alors que certaines pratiques sexuelles seraient contaminantes et d’autres non.» À l’Université de Clermont-Auvergne, ce sont des étudiants qui font de l’information-prévention lors de soirées estudiantines. Bien que les jeunes se protègent de mieux en mieux, la maladie, elle, est toujours présente. Chaque année en France, plus de 6000 personnes découvrent leur séropositivité.

Un chercheur livre des secrets sur
les recherches en cours
Selon: L’Infodrome

Les vaccins contre le VIH/Sida ne sont plus hors de portée, estime

aujourd’hui la communauté scientifique. Vaccins préventifs ou thérapeutiques, les essais se multiplient sur plusieurs fronts. Le point à l’occasion du Sidaction, qui subventionne notamment la recherche. Le point avec le Pr Jean-Daniel Lelièvre, chercheur Inserm à l’hôpital Henri Mondor et au labo d’excellence VRI, dont les travaux bénéficient de ces financements.

Il faut distinguer les vaccins préventifs qui empêcheraient l’infection, et les vaccins thérapeutiques, qui soignent l’infection. Dans tous les cas, on va stimuler le système immunitaire avec quelque chose qui ressemble au virus, mais qui n’est pas le virus lui-même.

Dans le cadre d’un vaccin préventif, cela passe par ce qu’on appelle par la simulation d’anticorps, des protéines synthétisées par des cellules appelées lymphocytes B. Leur principal mécanisme d’action est d’empêcher un virus d’entrer dans la cellule et l’infecter. Dans le cadre d’un vaccin thérapeutique, on va stimuler d’autres cellules, les lymphocytes T pour aller détruire les cellules infectées et les empêcher de produire des virus (un virus « pirate » l’ADN des cellules qu’il infecte pour qu’elles produisent des copies du virus).

Certaines personnes, environ 0,5 % de la population, développent des anticorps « neutralisants à large spectre » capables de bloquer 90 % à 95 % des souches virales. À l’échelon individuel, ils vont peut-être tomber malades, mais des anticorps bloquant autant de souches virales, c’est intéressant. D’un autre côté, on sait que des gens contrôlent le virus après avoir été infectés. On les appelle les « élites contrôleurs. » Ils n’ont pas besoin de traitement antirétroviral. Ils vont être le modèle pour un vaccin thérapeutique.

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