En Afrique du Sud, l’explosif cocktail
coronavirus et sida
(Selon AFP) L’Afrique du Sud compte le plus grand nombre de malades du sida au monde. Alors en pleine pandémie de coronavirus, le mot d’ordre des médecins du pays à leur 7,5 millions de patients est clair : dépistage du VIH et traitement obligatoire. Dès l’apparition des premiers cas de contamination par le Covid-19 en Chine en décembre, des experts ont tiré le signal d’alarme sur les risques éventuels que le virus pourrait faire courir aux malades du sida, au système immunitaire fragilisé. « On sait que les patients séropositifs qui sont sous antirétroviraux répondent à des infections virales comme la grippe de façon similaire à des personnes qui sont séronégatives », note un spécialiste local.
Ce médicament anti-VIH, testé contre le coronavirus, fait l’objet d’un « marché noir »
en Russie
(Selon Têtu) En Russie, le Kaletra, antiviral utilisé contre le VIH, est testé contre le coronavirus. Certains revendeurs en ont profité pour créer un « marché noir » qui inquiète les militants. Cet antiviral, ainsi que son générique, le Kalidavir, avaient été recommandés fin janvier par le ministère russe de la Santé dans le cadre d’essais cliniques contre le coronavirus, qui n’ont démontré pour le moment aucun bénéfice thérapeutique. Anticipant les ruptures (d’approvisionnement), les gens en achètent à présent entre 100 et 700 boîtes à 100$ la boîte!
Quand la ciclosporine était présentée comme un remède miracle contre le sida en 1985
(Selon Lorélie Carrive / France Inter) L’histoire de la médecine est jalonnée d’annonces tonitruantes et d’espoirs déçus. Ce fut notamment le cas dans la lutte contre le sida, avec l’affaire de la ciclosporine. Un épisode dont nous ferions bien de tirer toutes les leçons, estiment certains, à l’heure où la communauté médicale se déchire sur la chloroquine. «L’emballement médiatique pour une stratégie thérapeutique a existé dans l’histoire du sida. Parfois pour le meilleur, parfois pour le pire», souligne l’association Aides, qui appelle à raison garder. Elle cite notamment l’affaire dite de la «ciclosporine», en 1985. Une référence qui revient régulièrement sous la plume de médecins.
Le 29 octobre, le pneumologue Philippe Even, le cancérologue Jean-Marie Andrieu et l’immunologiste Alain Venet organisent, avec le ministère des Affaires sociales, une conférence de presse à l’hôpital Laennec de Paris. Dans un amphithéâtre plein à craquer, ils annoncent avoir obtenu des résultats «extraordinaires» dans le traitement du sida, en utilisant de la ciclosporine, un agent immunosuppresseur habituellement utilisé lors des greffes d’organe. Mais très vite, c’est la douche froide. Les deux patients traités meurent. L’espoir né de l’emballement général retombe avec fracas. «Ils pensaient avoir la solution». La ferveur générée par les annonces du docteur Raoult connaîtra-t-elle le même sort ? Rien ne permet de l’affirmer aujourd’hui : seul l’essai clinique européen de grande ampleur qui vient d’être lancé permettra d’y voir un peu plus clair. Patience est mère de toutes les vertus.