
Carle Jasmin (Image : IA / Gay Globe)
Le « bud sex », vous connaissez ?
Il s’agit d’un type de relation entre hommes qui existe depuis toujours, mais auquel on a donné un nouveau nom et qui comporte quelques subtilités qu’il importe d’expliquer.
Le « bud sex » est une expression anglophone utilisée pour décrire des relations sexuelles occasionnelles entre hommes qui se considèrent généralement comme hétérosexuels ou qui ne s’identifient pas comme gays. Le terme vient de « buddy », qui signifie copain ou pote.
Dans plusieurs cas, ces relations se déroulent dans un cadre discret, amical ou circonstanciel, sans nécessairement inclure une relation amoureuse ou une remise en question de l’identité sexuelle des personnes concernées.
Dynamiques, profils et contextes de rencontre
Le but de ce type de relation, que l’on observe surtout dans les gyms ou au travail, est de permettre à des hommes hétérosexuels d’avoir des relations sexuelles sans la dimension amoureuse ou émotive généralement associée aux relations avec des hommes gays.
Le but recherché varie selon les personnes, mais il s’agit souvent d’une recherche de satisfaction sexuelle, de complicité masculine ou d’exploration, sans engagement amoureux ni remise en question de l’identité personnelle. Pour certains hommes, le « bud sex » permet aussi de vivre une expérience sexuelle dans un cadre discret, perçu comme plus simple ou moins émotionnel qu’une relation traditionnelle.
Les hommes qui pratiquent le « bud sex » proviennent de milieux très variés, mais les études et témoignages disponibles montrent qu’il s’agit souvent d’hommes qui se définissent comme hétérosexuels, bisexuels discrets ou « curieux », sans nécessairement fréquenter les milieux gays.
L’âge varie beaucoup, mais le phénomène est surtout observé chez des hommes adultes, souvent entre la vingtaine et la cinquantaine. Certains sont célibataires, d’autres mariés ou en couple avec des femmes.
Les circonstances sont généralement liées à des environnements où une forte proximité masculine existe : gyms, milieux sportifs, chantiers, armée, travail en région éloignée, voyages entre hommes ou relations d’amitié très rapprochées. L’alcool, la consommation de drogues ou certaines situations de solitude peuvent parfois favoriser ce type d’expérience, mais ce n’est pas systématique.
Dans plusieurs cas, ces relations demeurent occasionnelles et discrètes, sans volonté d’adopter une identité homosexuelle ou de vivre une relation affective durable.
Interactions, plateformes et réalités des rencontres
Ça peut impliquer un homme qui se définit comme hétérosexuel et un homme qui s’identifie comme gay.
Dans ce type de dynamique, les motivations ne sont pas toujours symétriques. L’homme hétéro peut rechercher une expérience sexuelle ponctuelle, souvent sans engagement émotionnel, parfois dans un cadre de curiosité, de disponibilité sexuelle ou de proximité entre hommes. De son côté, l’homme gay peut être ouvert à ce type de relation si elle correspond à ses attentes de discrétion, de plaisir sans relation amoureuse, ou simplement parce qu’il accepte des partenaires aux identités sexuelles variées.
Ce qui rend ce type de situation particulier, c’est le décalage possible entre les identités et les attentes : l’un peut vivre l’expérience comme strictement sexuelle et circonstancielle, tandis que l’autre peut y voir une rencontre dans un registre plus classique de sexualité masculine entre partenaires consentants, peu importe l’étiquette.
Il existe des espaces en ligne où ce type de rencontres peut se produire, mais ils ne sont pas toujours étiquetés directement comme « bud sex ».
Dans la pratique, cela passe surtout par des applications de rencontres ou de contacts entre hommes, où les intentions peuvent aller du relationnel au strictement sexuel. Des plateformes comme Grindr ou Scruff sont parmi les plus connues pour les rencontres entre hommes, avec des usages très variés selon les utilisateurs.
Il existe aussi des plateformes plus axées sur la rencontre sexuelle rapide ou géolocalisée comme Sniffies, souvent utilisées dans un contexte plus anonyme ou spontané.
Le « bud sex » ne correspond pas à une catégorie officielle sur ces réseaux : c’est plutôt un phénomène social qui peut se produire dans différents contextes, selon les intentions, la discrétion recherchée et le degré d’anonymat souhaité.
Vive la sexualité ouverte et libre !
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