L’IMMUNITÉ MAIS À QUEL PRIX?

Roger-Luc Chayer

De plus en plus, le Gouvernement du Québec tend à favoriser une résolution de la crise causée par la COVID-19 par une immunisation naturelle progressive et étalée dans le temps. Mais les québécois sont terrorisés par cette idée, alors qu’en même temps, ils souhaitent un déconfinement progressif dès que possible. Qu’est-ce qu’une immunisation naturelle et quelles sont les conséquences possibles à long terme sur la santé des personnes infectées?

Personnellement, je ne suis pas chaud du tout à l’idée qu’on m’expose volontairement à un virus aussi dangereux et mortel alors qu’on ne connaît à peu près rien des séquelles permanentes sur la santé. Plus les semaines passent, plus les médecins découvrent de nouveaux symptômes et de nouveaux dommages jusqu’ici inconnus, car ce virus n’existait pas avant. Je ne reviendrai pas sur la définition du nouveau virus, les médias ont très bien fait le travail jusqu’ici, mais disons simplement que c’est un agent pathogène dont on ne connaît que très peu les effets et dont le «syndrome» qui en découle est en train de faire l’histoire de la médecine.

Quand on parle des maladies collatérales, secondaires et associées à l’infection à la COVID-19, il est important d’en connaître la liste préliminaire afin justement de pouvoir se faire une opinion sur le projet gouvernemental d’immunisation naturelle. L’immunisation naturelle consiste à permettre au Coronavirus de se disséminer très lentement au sein de la population. Par exemple, on va laisser s’infecter les enfants en milieu scolaire, qui sont pour la plupart moins à risque de complications, pour ensuite laisser s’infecter les parents, l’entourage, etc. pour arriver à un taux d’environ 70% de la population ainsi «immunisée». Si je mets le mot immunisé entre guillemets, c’est parce que nous ne savons même pas encore s’il existe une immunité au virus et si cette immunité est de quelque semaines à plusieurs années. Si nous sommes pour décider collectivement de laisser la population s’infecter, avec le lot des dommages collatéraux qui viendront avec l’infection, il serait essentiel de savoir si les pertes de vie et les dommages permanents en vaudront la chandelle! Quand les médecins parlent de dommages collatéraux, en date du 25 avril, voici ceux que l’on peut clairement associer à la COVID-19: Nous savons déjà que 95% des personnes de plus de 70 ans qui contractent le virus peuvent en mourir, même si elles sont en bonne santé, mais nous savons maintenant qu’un nombre important de personnes âgées entre 40 et 60 ans font un AVC (accident vasculaire cérébral) causé par la COVID-19 et ce problème peut laisser les gens aveugles, paralysés ou invalides!

En plus des maladies neurologiques systémiques résiduelles observées chez plusieurs patients qui se remettent du virus, on peut parler du syndrome de fatigue chronique soit, la persistance d’une grande fatigue physique et d’une léthargie. Certains patients développent des maladies de la peau, des inflammations oculaires, une perte importante du volume pulmonaire qui signifie que les gens ont des dommages tels aux poumons qu’ils ne peuvent plus respirer comme avant, peu importe l’âge et surtout, des embolies pulmonaires qui peut nuire à leur fonctionnement. Il est donc important de savoir que même si on parle d’une immunisation naturelle efficace et réussie à terme, il faudra compter sur un grand nombre de personnes malades chroniques suite à l’infection et que ces maladies secondaires auront des conséquences sur leur qualité de vie. Je suis contre ce projet en ce qui me concerne, car je refuse de jouer à la roulette russe avec ma vie. Vivement qu’on nous consulte avant de prendre une telle décision.

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